‹ Histoire d'IsraelChapitre 232 sur 311 · Josèphe, Antig. jud., XX, vir · texte numérisé non relu

Josèphe, Antig. jud., XX, vir

funt, c’est-à-dire sa propre sœur Bérénikêé. Pour apaiser ces bruits d’inceste, Agrippa IT unit la belle juive avec le roi de Cilicie, Polémon, qui, touché plus encore de ses richesses que de sa beauté, reçut la circoncision.

La deuxième sœur d’Agrippa, Mariamna , née l'an 34, rompit son premier mariage avec le Palestinien Julius Arkhélaos, dont elle avait une fille, pour épouser l’alabarque juif Démétrios d'Alexandrie, le frère probablement du traître Tibérius Alexander.

Rien de plus voluptueux que la plus jeune sœur, Drusilla, née l’an 38. Son fiancé Epiphanès, fils d’Antiokhos de Commagène, n'ayant pas rempli sa promesse d’embrasser le judaïsme, elle épousa le roi d'Emése, Aziz, qui se fit circoncire. Plus tard elle se livrera au procurateur de la Judée, Félix, que ses charmes auront enivré. Ce sera surtout pour se délivrer de la jalousie de sa sœur Béréniké, qu’elle se jettera dans les bras du Romain, dont elle aura un fils du nom aimé d’Agrippa.

Un faux nabi, un magicien nommé Schimeôün, sera Ventremetteur entre Félix et la ravissante Drusilla 1.

- Si le nouveau prince de Khalkis, entouré de sœurs si charmantes, portait, par la volonté de Rome, le titre de roi, son autorité cependant n'allait pas loin. Elle se bornait à l'inspection du temple et à l'élection du grand-prêtre. Dans le choix même du grand-cohène, Agrippa II avait toujours soin de pressentir le vœu de Rome. En l’espace de vingt ans, il y eut au moins sept grands-prêtres.

On compta plusieurs familles et comme des dynasties de pontifes, d’où la plupart du temps sortait le cohène-hagadol.

Tantôt elles s’entendaient pour l’iniquité ; tantôt, dans des compétitions jalouses, elles en venaient aux

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