‹ Histoire d'IsraelChapitre 244 sur 311 · Josephi Vita, s · texte numérisé non relu

Josephi Vita, s

Thahthon, dontleslimites respectives ne se déterminaient pas aisément. Au nord, s’élevant en terrasses jusqu'aux pieds de l’Anti-Libanon (Hermon), ce pays de Gaïil touchait la Phénicie et la Syrie; il s’étendait, au sud, jusqu’à la grande plaine d’Isréel; à l’est, jusqu'aux rives de l’Iardèn; et, à l’ouest, il trempait les pieds de ses collines dans les flots bleus de la Méditerranée:

Véritable paradis, richement arrosé et planté, tout dégouttant de lait et de miel! La récolte de l’huile était telle que la Syrie et la Phénicie étaient alimentées par les pressoirs de Galil, du doux pays « baignant ses pieds dans l’huile. » Giskhala surtout jouissait, pour ses oliviers, d’un grand renom.

Rien de plus ravissant que le lac de Kinnéreth (Génésareth), ombragé toute l’année d’arbres chargés de fruits. La, les citrons, les amandes et les melons, les meilleurs de la Palestine, s’offraient à foison. À Khorazin et à Kephar-nahoum la palme des beaux froments! Tibérias, où se réfugiaient pour leur agrément les descendants d’Hérodès, était aussi belle que riche, et, dans son voisinage, offrait aux malades les eaux chaudes d’Emmaôum (Hammam) !. Magdala la touchait presque au nord; puis venait la riante Beth-zaïda qu’Hérodès-Antipas avait nommée Julias. Une population dense se pressait dans cette contrée de Galil qui comptait deux cents villes ou bourgs. Trois millions d'hommes environ foulaient cette heureuse terre, forte et belliqueuse, avec une jeunesse florissante, des mœurs pures, une foi vive et naïve qui disposait à écouter les nabis et à se lever pour le royaume de Dieu.

Lors de la révolte d’Ierouschalaim et de la défaite de Cestius, il y eut comme une flamme de patriotisine qui parcourut tout le Galil, puis se concentra principalement sur trois points : Giskhala au nord, Tibérias à l’est, et Gamala en face de Tibérias, sur la rive orientale du beau lac.

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