‹ Histoire d'IsraelChapitre 245 sur 311 · Graëtz, Geschichte der Juden, t. II, p · texte numérisé non relu

Graëtz, Geschichte der Juden, t. II, p

Dans la première ville dominait Iohanan bèn-Lévi, qui tint jusqu’à la dernière heure la campagne contre Rome et dont l’inflexible patriotisme déplaisait tant au souple Josèphe, l'historien de la Guerre juive.

De plébéienne extraction, d’une haute taille, d’un esprit subtil, Iohanan avait commencé de s’acquérir des droits à la reconnaissance de ses concitoyens en rebâtissant leur ville, détruite par les goïm.

Dès qu’eut éclaté la guerre de Galil, il fortifia, contre les Romains, les murs de Giskhala, vendit aux gens de Syrie et de Césarée de Philippos la grasse et abondante huile de Galilée, et, réalisant sur ces marchés des bénéfices considérables, put bientôt lever une troupe de quatre mille hommes déterminés, dont le nombre grandit chaque jour 1.

Menée par Schimeün, ami d’Iohanan, la petite ville de Gabara suivit le mouvement desa voisine Giskhala,

Tibérias elle-même, où tout conviait au plaisir, et soumise au roi Agrippa IT, n’en alla pas moins, sous l'influence des qannaïtes , jusqu’à essayer d’échapper a son prince. L'âme de la révolution, dans cette ville, c'était Justus bèn-Pistos, d’une race illustre, lequel écrivit l’histoire de sa nation en langue grecque, Un autre qannaïte Ieschou bèn-Sapphia, secondant ‘bèn- Pistos, entraînait les bateliers et les portefaix de Tibérias, ses compagnons.

Contre ce peuple ardent, se tenait un parti aristocratique, favorable à Agrippa II, et conduit par Julius Capellus. Fort heureusement, cette fraction de riches et de sages n’avait aucune influence sur le peuple, qui entrait de plus en plus dans la révolution2.

La ville d'Agrippa II étalait sa beauté sur la rive ouest du Kinnéreth; sur la rive gauche, paraissait la petite cité de Gamala, que jetèrent dans la révolte contre Rome les Syriens du voisinage.

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