Josephi Vita
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Ce fut alors qu’il s’appliqua à observer les préceptes de la secte pharisienne et apprit parfaitement la langue grecque. Il avait quarante-six ans, quand on l'envoya avec une députation pour protester auprès de Néron contre les sévices du procurateur Félix. A Putéole, il se fit l’ami du grand mime Alityros, fort aimé de César, juif d’origine, et qui l’introduisit auprès de la merveilleuse Poppæa.
À Rome se forma le rhéteur Josèphe. Séduit par la cour de Néron, par la musique, par les bons repas, par les chants des flûtes, par cette poésie parfumée coulant aux festins avec les vins de Smyrne, Josèphe admira l’art délicat et la puissance de Rome, sans apercevoir la tyrannie, l’avilissement des caractères, Pulcère purulent caché sous la gloire.
Il revint dans ses pauvres champs de Judée, fasciné par la fausse lumière, convaincu qu’il n’y avait contre la maîtresse du monde rien à tenter, et que les qannaïtes entreprenaient une guerre insensée. Il ne craignit pas d’en dire sa pensée, et, avec les principaux des Parouschites, essaya même de la faire prévaloir et de calmer le peuple.
Le synhédrion l’envoya en Galil, où tout encore n’était pas en flammes. Peut-être là pourrait-il arrêter l’influerce toujours grandissante des sicaires 1.
Ce qu'il avait vu, dans la Rome impériale, n’étai pas précisément pour donner à Josèphe une certitude bien ferme de l’incorruptibilité humaine. Sans doute, il avait admiré, comme un des secrets de la politique romaine, l’art d'employer l’or et l’argent contre les consciences : à peine en Galil, il paya, pour qu’ils partissent du pays, les plus dangereux sicaires.
Il fit fonctionner, pour l’assister lui-même dans son gouvernement, une sorte de synhédrion de la Galilée, composé de soixante-dix personnes des plus qualifiées. À cette assemblée étaient soumises les affaires géné-