‹ Histoire d'IsraelChapitre 248 sur 311 · Josephi Vita · texte numérisé non relu

Josephi Vita

rales du pays. Dans chaque bourg, il confia les affaires particulières et de moindre importance à sept des principaux citoyens. Levant cent mille hommes en Galil, il leur fournit des armes et les dressa aux manœuvres des légionnaires. Il fortifia des villes dans la haute et la basse Galilée.

Soufflant à la fois le froid et le chaud, poursuivant les qannaïtes et les caressant, l’habile Josèphe ne semble avoir eu d’autre but que d’énerver ce qui restait d'énergie patriotique et révolutionnaire en Galil. Il persuada au sénat de Tibérias, où Capellus représentait la modération, de détruire le palais élevé dans la ville par Hérodès le tétrarque et plein de figures d’animaux interdites par la Thora. Josèphe prit ses précautions pour arracher aux mains des pillards le riche mobilier d’Agrippa II, les beaux chandeliers en airain de Corinthe qui peuplaient le palais enflammé f.

Mais le vigilant patriote, Iohanan de Giskhala, les yeux ouverts sur le rhéteur, perçait toutes ses manœuvres et s’apprêtait à les déjouer.

Une occasion d’amener le peuple à la haine de Josèphe s'étant présentée, le célèbre qannaïte de Giskhala se garda bien de la laisser échapper. Des jeunes gens de Dabaritta pillèrent, dans la grande plaine d’Isréel, le précieux mobilier de la femme de Ptolémaios, un des intendants d’Agrippa II et de Bérénikê, et l’apportèrent à Tarikhéa vers Josèphe, priant celui-ci de le leur partager. Mais le rhéteur le fit déposer chez le principal habitant de la ville, se proposant de le restituer à son propriétaire en temps opportun ?.

Furieux, les jeunes gens de Dabaritta parcoururent tous les bourgs voisins qu’ils soulevèrent contre le traître Josèphe, et,avec Iohanan de Giskhala, [eschou bèn-Sapphia et cent mille hommes, s’en vinrent menacer de mort le rhéteur à Tarikhéa, où ils pénétrèrent la nuit.

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