‹ Histoire d'IsraelChapitre 254 sur 311 · GUERRE JUIVE. — IEROUSCHALAÏM. AIS · texte numérisé non relu

GUERRE JUIVE. — IEROUSCHALAÏM. AIS

les assiégeants, put entrer, cette fois, dans Gamala. Quatre mille hommes périrent sous les coups des Romains et cinq mille se précipitèrent du haut de la citadelle (23 Tischri). 11 ne resta, d’une si belle population, que deux femmes, filles du Babylonien Philippos.

Dans le même temps, Thabor (Itabyrion), malgré sa hauteur, fut pris par Placidus.

Giskhala seule se tenait encore debout avec l’intrépide Iohanan, l'ennemi mortel de Josèphe. Vespasianus détacha contre elle son fils et mille cavaliers. Rassasié sans doute de massacres, le doux Titus tenta de faire comprendre aux gens qui circulaient sur les murailles de la ville, combien il leur était impossible de lutter contre la toute-puissance romaine 1.

Iohanan de Giskhala, se sentant perdu, demanda, pour faire la paix, un jour de répit, car c'était Schabbath. Il en profita pour se sauver la nuit avec une multitude de fuyards, dont cependant les soldats romains tuèrent un grand nombre.

Aux cris de bienvenue du peuple qu’il épargna, Titus fit son entrée dans Giskhala.

Plus rien ne restait à dompter et à ruiner dans la terre du bien-aimé et de la bien-aimée. Semant les jardins ombreux et les vignes, partout, des cadavres, des débris de maisons et de palais, attestaient le suprême triomphe de Vespasianus.

Ce qui avait pu échapper de Galiléens à la fureur romaine était accouru à Ierouschalaïm, Plusieurs milliers avaient pénétré dans la ville sainte avec Iohanan de Giskhala, et il en était venu vingt mille de Tibérias ?.

Rien ne peut rendre le farouche patriotisme dont débordait toute cette masse de proscrits, gardant dans son souvenir les massacres et les incendies dont ses yeux venaient d’être les témoins.

Page 1