‹ Histoire d'IsraelChapitre 265 sur 311 · Gittin, $6 b · texte numérisé non relu

Gittin, $6 b

lutter avec acharnement contre les qannaïtes, Du reste, impitoyables, les soldats de Titus n’épargnèrent personne, tuant les combattants, perçant dans la ville les femmes et les enfants. Les pans de. murs du temple tombaient avec un grand fracas. On voyait couler des ruisseaux d’or fondu et disparaître les richesses du sanctuaire.

Où était donc la belle idée messianique, la délivrance et la grandeur rêvées? Le songe ravissant était-il détruit à tout jamais?

Un grand nombre de patriotes se précipitèrent dans les flammes, pour périr avec le sanctuaire et avec la grande espérance.

La maison d’Adonaï s’écroula tout entière, sauf les fondements et quelques pierres des murailles à l’ouest (10 Ab, août 70). À cette heure terrible, Titus assaisonne de railleries ses cruautés. Ne déclare-t-il pas à des cohènes lui demandant grâce, qu'il est convenable que les prêtres périssent avec leur temple? En se moquant, il les égorgea sur les ruines de l’'Hiéron, |

Le Romain abandonna la ville aux légionnaires et aux auxiliaires étrangers, leur recommandant le pillage et l’incendie.

Cantonnés dans la cité haute, les chefs de la révolution, Iohanan de Gischala et Bar-Giora, entrèrent en pourparlers avec Titus, qui leur promit la vie sauve, à la condition qu’ils se donneraient eux et leurs armes aux Romains. Mais pouvaient-ils ainsi manquer à leur serment, ces chefs héroïques et se rendre spontanément les esclaves de Rome? Du 20 Ab au 7 Eloul (septembre), les légions pressèrent dans la ville haute les derniers défenseurs d’Ierouschalaïm, qui finirent par plier sous le poids des masses ennemies. Le 8 Eloul, Zion flamba.

L’enceinte de la noble cité fut détruite, à l’excep-

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