‹ Histoire d'IsraelChapitre 267 sur 311 · Josèphe, Guerre juive, VII, ur, Il · texte numérisé non relu

Josèphe, Guerre juive, VII, ur, Il

beaux prisonniers enchaînés avec bar-Giora et Iohanan de Giskhalaï,

Pourquoi, à la limite du parcours, devant le temple de Jupiter Capitolinus, gâter une aussi belle journée en frappant de verges le vaincu, Schimeôün bar-Giora ? Quand on lui apprit que le qannaïte juif était condamné à mort, la plèbe acclama cette nouvelle. Après avoir été roué, bar-Giora fut précipité du haut de la roche Tarpéïenne.

Le traître Tibérius Alexander prenait part, semblet-il, au triomphe et vit même sa statue s'élever sur le Forum?.

À Rome, on frappa des monnaies représentant la Judée, femme assise tristement sous un palmier, ou bien un guerrier juif, les mains enchainées, avec la légende : Judæa devicta, Judæa capta. OEuvre des vainqueurs, la figure de femme est enveloppée d’une si noble mélancolie qu’elle pénètre jusqu’à l'âme, L’arc de Titus, avec le chandelier à sept branches, se dressa aussi comme un monument éternel de la gloire des Flaviens.

Cependant, trois points en Judée restaient à conquérir : Hérodium, Makhærous et Massada.

Hérodium ne tint pas longtemps.

Bassus, gouverneur de la Judée, prenant avec d’autres troupes une partie de la X° légion Fretensis, préposée aux ruines d’Ierouschalaïm, tenta le siège de Makhærous. Sous les ordres du jeune et héroïque Éléasar, les qannaïtes, enfermés dans Makhærous, se croyaient avec leurs provisions à l’abri des Romains#. Dans une sortie, Éléasar, présomptueux, s'étant fait prendre par les légionnaires, les gens du fort se rendirent, moyennant la vie sauve, aux Romains.

t. Joséphe, Guerre juive, VII, v.

2. Juvénal, Satire 1, 124-131. — Monatsschr., 1876, p.25r, 3. Madden, The jewish coinage, p. 183 ss.

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