MENASCHÉ ET LES CULTES ÉTRANGERS. S
mirent pas à Sin-akhi-irib de projeter de nouvelles conquêtes. La fin d’Iehisqia et le commencement de Menasché durent aux révoltés de Suze et de Babel leur paix profonde.
Menasché (celui qui livre à l’oubli), fils d’Iehisqia, que celui-ci avait eu de sa concubine Héphzi-bâ (mou penchant est en elle), régnait dans Ierouschalaïm,
Pour le malheur de son pays, ce prince eut un long règne d’un demi-siècle (698-642). Encore enfant quand il monta sur le trône (il n’avait que douze ans), les affaires furent remises aux mains des grands?. Malsré Ja prospérité qui avait marqué la fin du règne précédent, et malgré l’heureuse convalescence d’Iehouda, le pays était encore dans un grand état de faiblesse, Au lieu de calmer leurs passions, les grands, sous la minorité de Menasché, les laissèrent éclater. Comprimés, sous Iehisqia, par les nabis et les partisans d’Iahvé, ils n’eurent rien de plus pressé que de renverser sous Menasché ce qui existait. Adieu le culte pur!
Les bamoth, condamnés par Iehisqia, furent rétablis. La fureur de kananiser et d’assyrianiser reprit de plus belle. Dans le temple d’Iahvé lui-même, les cultes voluptueux firent invasion. On dressa des autels à Baal et à Aschthoreth dans les deux avant-cours du temple, eten l’honneur des cinq planètes on éleva une petite zigurrat 3,
Comme au temps d’Ahaz, le char du soleil reparut, avec les beaux chevaux qui le traînaient aux jours de grande procession.
Dans la vallée de bèn-Hinnom, le bûcher se rallume, qui consumera des enfants en l’honneur de Molok.
Les courtisanes d’Aschthoreth et de Mylitta s’instal-