II Rois, xx:n1.— II Chron., xxxv.— Jérém., XXI
TOR HAZ.— 1OVAQIMAEML EGYPTE. 70
unité apparente. À sa mort, les grands, les amis de Baal et d’Aschthoreth, comprimés, relevèrent la tête. La scission éclata de plus belle, Déchiré par les factions, ébranlé de toutes parts, par Mizraïm et par Assour, Iehouda ne pouvait pas rester debout,
loschiya, mourant, avait laissé trois fils, Éliaqim, l'aîné, que lui avait donné sa première femme Zebouda, de la ville d’Arouna, Schalloum et Methania, qu'il avait eus de sa femme la plus aimée, Hamoutal, fille d’Irmia de Libna,
Malgré la Thora, il ava't désigné pour lui succéder, Schalloum, de deux ans plus jeune qu ’Éliagim. Pas- ‘sionnément dévoué à l’ancien roi, le peuple, guidé du reste par les nabis, acclama Schalloum, qui prit le nom d’Ioahaz (Iahvé a saisi). Agé de vingt-trois ans, le jeune roi secoua le joug des amis de son père, inclina vers Baal et Aschthoreth, et, après trois mois de règne, alla inconsidérément se heurter à Néko IT, qui le fit prisonnier, l’enchaîna dans Ribla, au pays d’Aram, près de Hamat, d’où il le fit transporter en Egypte.
À sa place, le roi de Mizraim établit dans Ieroxschalaim Eliaqim, ägé de vingt-cinq ans, qui se fit appeler Ioyagim. Le nouveau roi dut payer à Néko cent kikars d’argent et un kikar d’or, ce qui fait plus d’un million de notre monnaie. Le trésor du temple étant vide, les particuliers fournirent cette rançon.
Malgré tout, on se remit à mener joyeuse vie en Iehouda. Sur le point de mourir, ce peuple se voulait faire une agonie pleine de réjouissances et de chausons. Les bamoth reparurent, avec les courtisanes sacrées si enivrantes sous les arbres verts. Dans les rues d’[erouschalaïm et d’Iehouda, on fit des sacrifices a la reine des cieux, c’est-à-dire à celle qui se nomme Aschthoreth chez les Phéniciens, Ischtar en Assyrie, Isis dans le pays d'Egypte. Les enfants, dans les rues, pour l’offrande à la déesse, rassemblaient le bois, les hommes allumaient le feu, les femmes pétrissaient
les gâteaux 1. Dans les maisons foisonnaient les images des dieux et des déesses, en or, en argent, en pierre, en bois, en terre cuite, Il y avait chez les grands des sculptures de bêtes, de crocodiles ou dieux Sebek, d’urœus, etc., auxquelles ils faisaient en cachette des encensements.
Se tenant au milieu d'eux et faisant fumer la cassolette devant toutes sortes d’images d'animaux immondes, le nabi Iehezqel (Ezéchiel) aperçoit, dans une vision, Jaäzania, fils de Schaphan. Ils disaient : « Iahvé ne nous voit point. Jahvé a délaissé le pays. »
À la porte septentrionale du temple les femmes mêmes, vers la fin du printemps et de l’automne, lamentaient Dammouz ?, le doux adolescent, l’amant d’Ischtar (comme Adonis l’était d’Aschthoreth), qui venait de tomber sous les ardeurs de l'été ou les premières atteintes de l’hiver. Sans doute, elles vendaient aussi, les filles de Zion, leur chasteté aux étrangers, le jour de la résurrection du dieu.
Dans la vallée de bèn-Hinnom, le bûch2r de Molok flambe de nouveau, dévorant, comme au temps d’Ahaz et de Menasché, des enfants, surtout des premiers nés.
La vie morale était pire que la vie religieuse, Les maisons de prostitution n'étaient pas assez grandes pour recevoir la foule qui s’y pressait. Et cependant l’adultère florissait encore. Semblables à des étalons bien repus et en rut, les hommes hennissaient chacun après la femme de son voisin.
Grands, prêtres, nabis, en grand nombre, au lieu de résister à ce torrent mauvais qui emportait Iehouda, ne faisaient que lui donner plus de violence. Piller, en-