‹ Histoire d'IsraelChapitre 54 sur 311 · IOYAQIM. — MOEURS DE LA JUDÉE · texte numérisé non relu

IOYAQIM. — MOEURS DE LA JUDÉE

tasser de l'argent pour se procurer des jouissances, tel était l’unique souci des guides du peuple. A l’exemple des grands, le vulgaire même se livrait à la rapine; on dévalisait les passants dans les chemins et jusque sur les places publiques. . Au désordre dans les intelligences et les cœurs s’était joint le désordre dans la rue,

Onn’entend parler dans Terouschalaïm que de violence et de pillage, Il n’y a plus devant moi [dit Tahvé] que gens percés et assassinés.

Plus de sûreté nulle part. Le pays ne paraissait plus à ses habitants, loups avides, qu’une proie dont chacun devait s’efforcer de tirer à soi la plus large part. J’ai cherché, dit le nabi Iehezqel, quelqu'un qui se tint avec moi sur la brèche, pour que le pays ne füt pas détruit, mais je n'ai trouvé personne ?.

Faute de renseignements, il est fort difficile de bien marquer quel rôle adopta dans ces circonstances le roi Iloyagim. Cependant on sait que, fatigué des avis austères des nabis, il fit à ceux-ci une guerre sanglante.

Les nabis ne furent jamais aussi nombreux que dans les vingt années qui précédèrent la ruine d’Ierouschalaïm. Si beaucoup faillirent, les plus illustres se tinrent inébranlables au milieu de l’ivresse générale. Irmia, Ouzia, Habakouqg et Iehezqel tonnent contre les vices et tentent de ramener le peuple vers Iahvé, son unique . rocher.

Des œuvres d’Ouzia, fils de Schemaya, né à Qiriath- Jarim (la ville des forêts), rien n’est resté. Nous ne connaissons guère de lui que sa mort tragique. Au commencement du règne d’Ioyaqim (607-604) il prédit, contre les grands et le peuple prévaricateurs, les vengeances d’[ahvé. Poursuivi par le roi, le nabi s’enfuit en Mizraïm. Par une ambassade, à la tête de

1, Jérém., VI, 7, 8.

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