DOCUMENTS ÉCRITS
Rapin deThovras, neveu de Pélisson, né à Castres en 1061, mort à Wesel en 1725.
Son Histoire éC Angleterre est un excellent ouvrage. Ce qui lui donne plus de prix encore, ce sont les notes de Nicolas Tindal et un abrégé très-bien fait des Actes de Rymes.
Thomas ÎIay, secrétaire du parlement.
Il avait entrepris X Histoire in long parlanent, mais ses récits (2 vol.) n’embrassent la révolution que de 1640 à 164.3. Thomas May est un grand esprit et un écrivain éminent.
Hallam. Histoire constitutionnelle de V Angleterre.
Ce livre, le meilleur de Ilallam, doit être consulté et approfondi. Hallam ‘a du coup d’œil, des aperçus. Ses recherches sont curieuses, son style naturel. C’est un publiciste fort distingué, une sorte de Tocqueville anglais. M. Royer-Collard les surfit beaucoup l’un et l’autre à leur apparition, mais en les surfaisant il les mit à la mode en France.
Linoard. Histoire $ Angleterre.
Journaux des deux chambres.
Oi livres de Lemis XIV, publiées en 1806.
Guizot. Histoire de la révolution i' Angletemt (6 vol.).
Monk (1 vol.).
HISTOIRE d’oUVIEH CROM^VELL
Yillemais. Histoire de Croviicell (2 vol.).
Philarète Chasles. Olirier Cromirell (1 vol.).
Entre autres services rendus à l’histoire d’Angleterre par M.M. Guizot, Villemain et Chasles, le premier si politique, le second si littéraire, le troisième si pittoresque, il faut compter leurs traductions soit de renseignements, soit de discours, soit de lettres, traductions si heureuses, qu'elles sont devenues des pièces originales de notre langue.
Thomas Caulyle. Il appelle la révolution d’Angleterre la Croraivelliadc. C’est un enthousiaste de Cromwell, un détracteur de Hume et de Lingard, de Clarendon et de Rushworth, de tout et de tous, un seul excepté, son héros régicide. Si Thomas Ma}', trop officiel, est singulièrement un historiographe, Carljle, lui, qui du reste a été fort utile eu découvrant beaucoup de lettres inédites de Cromwell, n’est ni un historiographe, ni un historien. C’est tantôt un fanatique, tantôt un satirique pamphlétaire. Il adore ou il outrage. La vérité n’est rien pour lui, le paradoxe est tout. C’est un annaliste humoristique. Le caprice est son génie. On ne saurait le lire assez, ni assez s’en méfier.
Clarendon (Edward Hyde). Histoire de la rébellion, — en anglais, 3 vol. in-fol. ; en français, G vol. in-12.
Mémoires sur sa rie privée et sur son ministère, 4 vol. in-8°.
Clarendon eut des commencements énigmatiques. Il était à la fois dans la confidence des parlementaires et dans les secrets de Charles I", auquel il se voua en homme de parti. Il était am- ’bitieux et très-passionné. Il a su dans l’exil jusqu’à des plans d’assassinat contre Cromwell, et il ne s’y est point opposé. Sir Symonds d’Ewes a laissé des manuscrits qui l’inculpent beaucoup, mais la noble originalité de Clarendon est de ne perdre à aucune époque le sentiment moral. Ce sentiment a chez Clarendon des éclipses très-courtes, au delà desquelles on retrouve toujours la conscience.
Le comte de Clarendon est un homme d'État un peu trop jurisconsulte et anglican. Sa grande supériorité est sa supériorité
DOCLMENTS KCRITS
d'écrivain. Même lorsqu'il ne persuade pas il intéresse, et ses histoires vivent. Ses portraits sont de main de maître, et on ne les oublie pas plus que les portraits de Saint-Simon.
Burnet, évêque de Salisbury. Histoire démon tem'ps (4 vol.).
Ces mémoires sont certainement l’un des livres les plus spirituels et les plus judicieux de toute la littérature anglaise.
Thurloe, né en IGIO, mort eu 1668..
Ses Papiers à' Etat (7 vol. in-folio), publiés par Birch. Documents indispensables.
Le major Huntington. Mémoires,
Ces petits mémoires sont un acte de courage. Ils tendent à prouver, par le récit d’un témoin, que le but d’Ireton et de Cromwell est de gouverner tyranniquement, à l’aide de l'armée, Londres, le parlement, le roi et le royaume. Ce fut une dénonciation à ciel ouvert. Huntington ne pouvant en saisir le parlement, la livra au public par la voie de la presse. Ce livre, que beaucoup ont appelé un pamphlet, je l’appelle, moi, une magnanime page d^histoire.
Edmond Ludlow. Mémoires (3 vol.).
Ces mémoires a,boiident en révélations curieuses, variées, inattendues. Ludlow, à qui l'on souhaiterait souvent plus d’horizon, fut brave, sincère, incorruptible. C’est un républicain et un régicide de bonne foi.
Procès de Charles Z®**.
Journal de la haute cour, k
Relation iniprimée par ordre du parlement
Eikôn Basilikly ou Image royale.
Sir Thomas Herbert. Mémoires,
Wkitelocke. Mémoires,
Les mémoires de Whitelocke sont un chef-d’œuvre d’expérience, comme les mémoires de sir Thomas sont un chef-d’œuvre de sentiment.
HISTOIRE d’olivier CROMTVELL
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Mistriss Hutchinson. Mémoires.
Ce sont des raéinoires admirables de cœur, d’imapination, d’honnêteté et de talent. Ils peignent avec un grand charme la physionomie des temps.
Mémoires de la famille Crowitell, par Marc Nolle.
Fragment de M. Say, Lettre du, docteur Broohe, Opinion de M. Herrling Luson sur mistriss Bemlysh , petite-fille de Cromwell.
Charles II. Mémoires par lui-même. Très-authentiques.
Mémoires de Price, chapelain de Monk.
Vie de Monk, par Gumble, autre chapelain du général.
Mémoires de Henri Clarendon sur la rétolntion de 1088.
Récit sur la rérolution de 1688, par le duc de Buckingham.
Ce troisième duc de Buckingham n'était pas même parent du favori de Charles B'', ni du favori de Charles II, sir George Villiers et son fils. L’auteur de ce récit est John Sheffield, qui fut comte de Mulgrave avant d’être créé duc de Buckingham par la reine Anne. Il épousa en troisièmes noces une fille naturelle de Jacques II, ce qui le faisait beau-frère de la reine, quoique de la main gauche.
Mémoires de Philippe de Warwick.
Ils contiennent des détails fort curieux sur la révolution. Philippe de Warwick est homme de cour et n’est point homme d’État. Il écrit à bâtons rompus. Là oà il est le plus intéressant, c’est sur la captivité de Charles I*^, beaucoup moins intéressant toutefois que sir Thomas Herbert.
Mémoires de Fairfax.
Mémoires de Dencïl Hollis.
Lire ce livre tout palpitant d’âme avec précaution. Tout en îvpplaudissant à l’éloquence presbytérienne et aristocratique de