‹ Histoire d'Oliver Cromwell Par J.M. DargaudChapitre 59 sur 177 · HISTOIRE D’oUVIER CROSIWRIX · texte numérisé non relu

HISTOIRE D’oUVIER CROSIWRIX

ment des armées qui appartenait à sa dynastie, les conférences d’Uxbridge (13 janvier-22 février 1645) n'avaient pas abouti. Puisque la paix était impossible, c’était à la guerre de décider tout.

Le parlement, qui venait d’écartef tous ses anciens généraux, députés ou lords, depuis Essex jusqu’à Cromwell, fut heureux de trouver, à défaut des anciens chefs, sir Thomas Fairfax. — C’était un héros, mais rien de plus. Il n’était que soldat. Sa physionomie le révèle. Simple, grave, chevaleresque, elle manque de pénétration. Le front est peu vaste; les yeux au repos sont sans flamme, sans regard; la bouche néanmoins est sérieuse et marque une grande résolution. On sent que cet homme a le culte de l’honneur. Son portrait ne le flatte pas et le raconte comme l’histoire. On conclut involontairement de cette belle estampe que sir Thomas Fairfax était plus fait pour exécuter que pour concevoir, et pour obéir que pour commander.

Cela est vrai aussi, et il le montrera bien. C’est à Windsor (7 avril) qu’il se mit à la tète de la nouvelle armée du parlement. Elle avait perdu ses anciens officiers, et de presbytérienne elle était devenue indépendante. Moins monarchique et plus révolutionnaire, 'elle répondra aux dédains par des victoires. A l’arrivée de Fairfax, elle s’élevait à 21,000 hommes, dont 14,000 hommes d’infanterie et 7,000 chevaux. Sur les sollicitations du général, le parlement dispensa Cromwell du renoncement à soi-mème, et il eut le commandement de la cavalerie comme Skippon avait le commandement de Tinfantesie sous les ordres de Fairfax. Seulement Cromwell était le maître des deux autres; il était le maître des soldats, en attendant qu’il fût le maître des peuples, depuis qu’il avait désarçonné tous les généraux presbytériens par l’ordonnance du sdf denying, et le comte d’Essex, et le comte de Manchester, et les comtes de Warwick et de üenbigh, et sir William Waller. Lui seul, Cromwell, n’avait pas touché le sol; il était resté ferme sur les étriers et sur la selle de son cheval de guerre.

11 s’était fait cette place unique à force de génie politique ; à

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