LIVRE TROISIÈME
Progrès du parlement. — Sa garde. — Voyage du roi en ï'cosse, novembre 1641. — Insurrection d’Irlande. — Tentative d’arrestation du comte d’Argyle et du marquis de Hamilton. — Colère du parlement. — Sa lutte avec le roi. — Il fait accuser Pym, Hampden, Hollis, Strode, Halerigh. — Entrée du roi au parlement et à la cité. — Conseillers du roi : Falkland, Hyde, Colepepper. — Le parlement obtient la sanction du bill sur l’expulsion des évêques de la chambre des lords. — Départ de la reine. — I/ord Digby conseille la guerre civile. — Départ du roi pour le Nord, York, 1642. — Préparatifs de guerre. — Marche du roi vers Hull. — Le parletnent nomme Warwick et Essex au commandement de la flotte et de l’armée, 12 juillet 1642. — Politique de Cromwell. — Le roi proclame la guerre à Nottiugham, 24 août 1642. — Armée du parlement. — Bataille de Keynton, 23 octobre 1642. — Escarmouche de Brentford, 14 novembre.
Cette mort du comte de Strafford, dont Charles avait été le coniplice avec horreur, accrut sa haine contre la révolution. Elle ne se contentait pas, cette révolution, de le dépouiller, elle le blessait jusque dans les dernières fibres de son coeur. Les deux chambres, que l’opinion regardait comme tout le parlement, étaient unies contre la royauté. L’autorité était surtout dans les communes, qui entraînaient tout. Charles détestait le parlement qui, craignant d’être dissous, demandait sa permanence légale, c’est-à-dire un bill d’après lequel les chambres ne pourraient être séparées sans leur aveu. Charles céda sous la pression de la reine. C’était abdiquer^ puisque c’était rendre perpétuelle une représentation toute-puissante (mai 1641).
Le parlement entreprit de plus en plus. Il paya les arrérages dus à l’armée d’Angleterre et à l’armée d’Écosse. Il fit licencier ces armées. Il obtint même que les huit mille Irlandais orga-