i HISTOIRE
Le général Hcrbillon a dirigé, en Afrique, les opérations du siège de Znatcha et commandé la province de Constantine. Caractère fort honorable; esclave de son devoir, plein de jugement , il a con({uis rapidement ses grades par son travail et par son aptitude inconteslahle aux affaires.
Le général Marulaz , le 30 a\ril iSiO, entraînait, avec une \igueur admirable, son régiment à Tassaut sous les murs de Rome. Dans la Kabviie, il s'est montré, depuis, olficier plein d'intelligence, de bravoure, et connaissiint parfaitement la guerre. Il est appelé a rei:dre de nouveaux services à la patrie.
Le général Courtigis, blessé à Paris en juin 1818, fut nommé général à cetle époque et commandant de Vincennes. C'est un officier très-instruit et fort distingué. 11 a rempli d'une façon remarquable plusieurs missions importantes.
Le général Korte, commandant la division de grosse cavalerie de Versailles, est un exc<*llent général de cavalerie, il date de TEmpire , a fait seize ans la guerre en Afrique. Il s'y est montré soldat plein de bravoure et général plein de sagesse, sachant admirablonient commander la cavalerie et s'en servir. Il a rendu d'inn portants senices dans une multitude de circonstances. Oractère ferme, dévoué, il insjtire aux soldais cette coiiliance qui les rend capables de tout enireprenére.
Le général Tarlas a une belle réputation comme général de cavalerie. Parmi ses nombreux faits d'armes, on citera toujours la charge audacieuse et brillante qui, en septembre 1843 , détruisit le bataillon régulier de Sidi-Embarak. Il commandait toute la cavalerie à la bataille d'isly. En 1845, il vengeait d'une façon éclatante , sur les bords de la Mina, le désastre de Sidi- Brahim. Le général Tartas a donné , il y a peu de temps, sa démission de représentant pour reprendre le commandement d'une brigade de cavalerie.
Le général d'Allonville est un officier d'un grand avenir, qui a beaucoup de points de ressemblance avec r immortelle et noble figure de Lassalle. Instruit, intelligent, plein de ressources, il dirige avec audace et habileté la cavalerie. Brave et entraînant, il fait de ses cavaliers des hommes irréststibles. En Afrique, il s'est distingué dans une foule de combats. Cest lui qui a poui^suivi si brillamment Abd-el-Kader dans ses dernières retraites.
IVaprc's ces esquisses rapides, on voit à quels hommes était confiée Tarmée de Paris. La plupart des colonels marchent sur les traces des officiers généraux que nous venons de passer en revue. Depuis les chefs les plus éle\és jus(|u*aux rangs inférieurs, l'armée est unie par une difcipline admirable. Elle aime ses généraux pardessus tout; elle a confiance. Puis elle croit, elle aussi, à rétoile du neveu de l'Empereur. Que Tinsurrection
i56 HISTOIRE D^N COUP D^ËTAT.
80 lève si elle Tose , Tarmée est prête à sauver la patrie et Tordre social! Du reste, il ne faut pas croire que rarmée de Paris fasse exception'en fait de dévouement et de courage. Bientôt nous verrons les troupes qui sont en province les corps spéciaux, la gendarmerie surtout, marcher avec le même élan, la même ardeur, à la défense de la société.
iHsuaaxoTiOH ▲ tawlib.
(SUITK.)