AVEC LES ASSOCIATIONS OUVRIERES
Que faisait et que devenait notre comité pendant ces choses tragiques ? il est nécessaire de le dire.
Revenons à quelques heures en arrière.
Au moment od Tétrange tuerie commença, le siège du comité était encore rue Richelieu. J'y étais rentré après l'exploration que j'avais cru devoir faire dans plusieurs des quartiers insurgés, et j'en rendais compte à mes collègues. Hadier de Montjau, qui arrivait lui aussi des barricades, ajoutait à mon rapport ce qu'il avait vu lui-même; nous entendions depuis quelque temps d'effroyables détonations, et très-proches, qui se mêlaient à nos paroles. Tout à coup Versigny survint. Il nous annonça qu'il se passait sur le boulevard quelque, chose d'horrible; qu'on ne pouvait savoir encore ce que c'était que cette mêlée, mais qu'on canonnait et qu'on mitraillait, et que les cadavres jonchaient le pavé ; que selon toute apparence c'était un massacre, une sorte de Saint-Barthélémy improvisée par