RENDEZ-VOUS AVEC LES ASSOCIATIONS. M
nous dit-il, les ordres vont être immédiatement transmis, nos amis sont prêts, dans quelques heures ils se rallieront. Cette nuit les barricades et le combat !
Je lui demandai : —Vous serait-il utile qu'un représentant, membre du comité, fût cette nuit, en écharpc, au milieu de vous? •
— Sans doute, me répondit-il.
— Eh bien, repris-je, me voici I Prenez-moi.
— Nous irons tous, s'écria Jules Favre.
Le délégué fit observer qu'il suffirait que l'un de nous se trouvât là, au moment où les associations descendraient, et qu'il ferait ensuite avertir les autres membres du comité de le venir rejoindre. Il fut entendu que lorsque les lieux de rendez-vous et les points de ralliement seraient fixés, il m'enverrait quelqu'un pour m'en faire part et me conduire où seraient les associations. — Avant une heure, vous aurez de mes nouvelles, me dit-il en nous quittant.
Gomme les délégués partaient, Mathieu de la Drôme arriva. En entrant il s'arrêta sur le seuil de la porte, il était pâle, il nous cria : — Vous n'êtes plus à Paris, vous n'êtes plus sous une république; vous êtes à Naples et chez le roi Bomba.
Il arrivait des boulevards.
Plus tard j'ai revu Mathieu de la Drôme ; je lui ai dit : — Mieux que Bomba, Satan.
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