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49i HISTOIRE D'UN GRIME.
Le général Mngnan, commandant en chef de l'aria de Paris.
Magne, ministre des Travaux publics (de la Dordogn ^^
Edmond Maigne (de la Dordogne).
Marchant (du Nord).
Mathieu Bodet, avocat à la Cour de cassation.
De Maupas, préfet de police.
De Mérode (du Nord).
Mesnard, président de chambre à la Cour de cassatio» -
Meynadier, ancien préfet (de la Lozère).
De Monlalembert (du Doubs).
De Morny (du Puy-de-Dôme).
De Mortemart (de la Seine-Inférieure).
DeMouchy (de l'Oise).
De Moustiers (du Doubs).
Lucien Murât (du Lot).
Le général d'Ornano (d'Indre-et-Loire).
Pépin Lehalleur (de Seine-et-Marne).
Joseph Perler, régent de la Banque.
De Persigny (du Nord).
Pichon, maire d'Arras (du Pas-de-Calais).
Portails, premier président à la Cour de cassation.
Pongérard, maire de Rennes (d'ille-et- Vilaine).
Le général de Préval.
De Rancé (de l'Algérie).
Le général Randon, ancien ministre, gouverneurgénéral de l'Algérie.
Le général Regnauld de Saint-Jean-d'Angély» ancien ministre (de la Charente-Inférieure).
Renouard de Bussière (du Bas-Rhin).
Renouard (de la Lozère).
Le général Rogé.
Rouher, garde des sceaux, ministre de la Justice (du Puy-de-Dôme).
De Royer, ancien ministre, procureur-général à la Cour d'appel de Paris.
Le général de Saint-Arnaud, ministre de la Guerre.
De Saint-Arnaud, avocat à la cour d'appel de Paris.
De Salis (de la Moselle).
Sapey (de Tlsère).
Schneider, ancien ministre.
De Ségur d'Aguesseau (des Hautes-Pyrénées).
Seydoux (du Nord).
Amédée Thayer.
Thieullen (des Côtes-du-Nord).
De Tliorigny, ancien ministre.
Toupot de Béveaux (de la Haute-Marne).
Tourangin, ancien préfet.
Troplong, premier président de la cour d'appel.
De Turgot, ministre des Affaires étrangères.
Vaillant, maréchal de France.
Vaïsse, ancien ministre (du Nord).
De Vandeul (de la Haute-Marne.)
Le général Vast-Vimeux (de la Charente-Inférieure).
Vauchelle, maire de Versailles.
Viard (de la Meurthe).
Vieillard (de la Manche).
Vuillefroy.
Vuilry,sous-secrétaired'Étatauministèredes Finances.
De Wagram.
Le président de la République,
Louis-Napoléon Bonaparte.
Le minisire de l'Intérieur, De Morny.
HISTOiaE D'UN CRIME.
Oo retrouve dans celte liste le nom de Dourboussca. .
Il eût él6 fâcheux que ce nom se perdit.
En môuic temps que celle affiche parut la protesli-
lion de M. Daru, ainsi conçue :
H J'adhère aux acles iiiits par l'Asseinblde natioDale à la mairie du X' arrondissement le 2 ddceinbre lS5t, et auxquels j'ai éld empêché, par la violence, de participer.
'I IJaru. h
Quelques-uns de ces membres de la commissioD consultative sortaient de Maiias ou du Mont-ValérieD. ib avaient dttf en cellule Tingt-qualre heures, puis relâché». On voit que ces législateurs gardôreot peu rancune i l'homme qui leur avait fait subir celte désagréable dégustation de la loi.
Plusieui-s des personnages insérés daus celte colleclion n'avaient d'autre renommt'e que le hruit que faisaient leurs dettes, criant autour d'eux. Tel avait fait deux fois banqueroute; mais on ajoutait celte circonstance allénuante : pas soiis son nom. Tel autre, qui était d'une compagnie lettrée ou savante, passait pour vendre sa voix. Tel autre, joli, élégant,à la mode, brossé, verni, doré, brodé, entretenu par une femme, vivait dans une espèce de saleté d'âme.
Ces gens-là adhéraient sans trop d'hésitation à l'acte qui sauvait la société.
Quelques autres, parmi ceux qui composent cette mosaïque, n'avaient aucune passion politique et ae consentirent à figurer sur cette liste qu'atln de garder leius places cl leurs traitements; ils furent sous l'empir
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LA COMMISSIOiN CONSULTATIVE. 197
qu'ils étaient avant l'empire, des neutres; et ils continuèrent, pendant les dix-neuf années du règne, à exercer leurs fonctions militaires, judiciaires ou administratives, innocemment, entourés de la juste considération due aux imbéciles inoffensifs.
D'autres étaient réellement des hommes politiques, de la docte école qui cominence à Guizot et ne finit pas à Parieu, graves médecins de Tordre social qui rassurent le bourgeois effaré et qui conservent les choses mortes :
— Perdrai-Je TobII? lui dit messer Pancrace.
— Non, mon ami, Je le tiens dans ma main«
Il y avait, dans ce quasi-conseil d*État, bon nombre d'hommes de police, genre alors estimé, — Carlier, Piétri, Maupas, etc.
Peu après le 2 décembre, sous le nom de commissions mixtes, la police se substitua à la justice, rendit des arrêts, prononça des condamnations, viola judiciairement toutes les lois, sans quQ la magistrature régulière fît le moindre obstacle à cette magistrature incorrecte; la justice laissa faire la police, avec le regard satisfait d'un attelage relayé.
Quelques-uns des hommes inscrits sur la liste de cetle commission refusèrent : Léon Faucher, Goulard, Mortemart, Frédéric Granier, Marchand, Maillard, Paravey, Beugnot. Les journaux reçurent l'ordre de ne point publier ces refus.
M. Beugnot mit sur sa carte : — Le comte Beugnot, qui n* est pas de la commission consultative.
M. Joseph Périer s'en alla de coin de rue en coin de rue, un crayon à la main, raturant son nom sur les
Le gioéval Baraguay-d'Ililliers ne refusa pas. Bmt sol(]al pourlaiit: il avait perdu un bras dans la gaent de Russie. Il a élc plus tnrd maréchal d>? Fninca: il«U iDérîté de ne pas l'être par Louis Bonaparle. Il dc iKBi- Liait pns (ju'il dût Ûoir ainsi. Dans les dprniers jouis de novembre, le général Baraguay-d'IIilliors, assis daos un grand faulouil devant la haute cheiuintie de la sallf des conférences de l'Assemblée nationale, se chauffait: quelqu'un, un de ses collègues, celui qui (fcril ces lÏBnps, vint s'asseoir près de lui, dc l'autre cûté de li cheminée. Ils ne se parlèrent pas, étant, l'un de li droite, l'autre de la gauche; mais M, Piscaloi^ entra. il était un peu de la droite et un peu de la gauclie. 11 iulyrpi'Ila Baraguay-d'Hilliers. — Eh bien, général. Siivez-vous ce qu'on dit?
— Quoi?
~ Qii(> le président va uii de ces jours nous fermer la porte au nez.
Le général Baraguay-d'Hilliers répondit, et j'ealendis la réponse :
— Si monsieur Bonaparte «ous ferme la porte dc l'Assembléc, la France nous ta rouvrira à deux ballants.
Louis Bonaparte eut un moment l'idde d'intituler cette commission. Commission cxcculive. — .\on, lui dil Morny, c'est leur supposer da courage. Ils voudront bit" èlir sou:encnrs; ils ne voudront pas être proscripteurs.
Le général Hulhière fut destitué pour avoir blAïur l'obéissance passive de Tarniée.
Délivrons-nous loin de suite d'un détail. Quelques joHi-s après le h déwmbre. Emmanuel Arago renconln.
faubourg SaÎDt-HoDoré, M. Dupin qui remontait la rue.
— Tiens, dit Arago, est-ce que vous allez à TÉlysée?
M. Dupin répondit : — Je ne vais jamais au b
Il y alla.
M. Dupin, on s'en souvient, fut nommé procureurgénéral près la Cour de cassation.