PAGE ÉCRITE A BRUXELLES
il siège à Fombre de Taigle, au milieu des bayonnettes et des citadelles; les peuples libres tremblent et cachent leurs libertés de peur qu'il ne les leur vole; la grande république américaine elle-même hésite en sa présence, et n'ose lui retirer son ambassadeur ; les rois entourés d'armées le regardenten souriant» le cœur plein d'épouvante. Par où commencera-t-il? Par la Belgique? Par la Suisse? Par le Piémont ? L'Europe s'attend à être envahie. Il peut tout et il rêve tout.
Eh bien ! ce maître, ce triomphateur, ce vainqueur, ce dictateur, cet empereur, ce tout-puissant, un homme seul, errant, dépouillé, ruiné, terrassé, proscrit, se lève devant lui et Tattaque. Louis Napoléon a dix mille canons et cinq cent mille soldats ; l'écrivain a sa plume et son encrier. L'écrivain n'est rien, c'est un grain dépoussière, c'est une ombre, c'est un exilé sans asile, c'est un vagabond sans passe-port, mais il a à ses côtés et combattant avec lui deux puissances, le Droit, qui est invincible, et la Vérité, qui est immortelle.
Certes, pour cette lutte à outrance, pour ce duel redoutable, la Providence aurait pu choisir un champion phis illustre, un plus grand athlète, mais qu'importent les hommes, là où c'est l'idée qui combat I Tel qu'il est, il est bon, disons-le, que ce spectacle soit donné au monde. Qu'est-ce que cela, en effet? c'est l'intelligence, atome« qui résiste à la force, colosse.
Je n'ai qu'une pierre dans ma fronde, mais cette pierre est bonne; cette pierre, c'est la justice.
J'attaque Louis Bonaparte à cette heure où il est debout, à cette heure où il est maître. Il est à son apogée, tant mieux, c'est ce qui me convient.
Oui, j'attaque Louis Bonaparte, je l'attaque à la face
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da BOfiâe, je Tallifiie em présence de Diea et des honuDfs, le rMuqne résolument, éperdament, pour ruDoor ÛÊL ycuite et de k Fruioe! U ?a être empereur, doit* Que da bhbs ii t ait on finont qui résiste; qae LiMûs K^napirte sacte ^^on prend un empire, mais <in>n se ;a>»d pats aoe