ETABLISSEMENT GEOFFROY, RIVIERE NOIRE
Ici, en 1858, vient s'établir Paschal Geoffroy, ci- devant de Ste-Mélanie D’Aillebouts. Il avait unejolie propriété dans une des concessions de cette paroisse, mais sa famille se composant entr’autres de sept garçons forts et robustes qu’il aurait aimé voir réunis autour de lui, il ne voit pas dé moyen plus, sûr pour atteindre ce but que de prendre le chemin des nouveaux établissements de St-Jean de Matha. Ici du moins, il pourra se procurer plusieurs terres, elles seront autant d'établissements convenables pour ses fils qui l’aideront pendant quelques anuées, qu'il aidera ensuite, et sur lesquels, à la fin, il aura double raison de compter pour le soutien de sa vieillesse.
Il acheta en effet près de trois cents arpents de terre qu’il commença immédiatement à dé-
fricher. Tout n'était que forêt en avant, en
profondeur, de chaque côté ; cette forêt s'abat comme par enchantement sous les coups vigoureux de ces fiers travailleurs. Les bords de la rivière Noire se découvrent, dans certaines directions la plaine se continue au loin ; uné autre vallée paraît dans le nord-ouest, une petite rivière la sillonne ; par contraste on l’appelle la rivière Blanche ; elle vient se jeter dans la rivière Noire juste à l'endroit où sont les nouveaux défrichements. La réunion de ces deux, cours d’eau grossissant le dégorgement qui se fait entre des rives resserrées, occagionne un rapide et quelques petites chutes qui constituent un magnifique pouvoir d’eau.
M.Geoffroy croit devoir utiliser ces forces de la
nature, et dans le temps que les défrichements se font avec ardeur, on travaille également à préparer l'érection d’une scierie, Tout est à faire à la fois, défrichements, chemins, équarrissage, ponts et chaussée. Aucun de ces ouvrages n’est retardé, l'activité règne partout. La même anvée, 1859, voit la terre neuve ensemencée, les
maisons terminées,le moulin construit. Cette der-
nière construction répondait à un besoin pressant, De toutes les parties de la nouvelle paroisse on vient chercher du bois pour bâtir. Le moulin de M. Geoffroy était alors le seul de la localité.
Cette partie du territoire paroissial de St-Jean de Mathu est cellë qui a été commencée la dernière, mais vû les circonstances c'est elle qui progressera le plus rapidement, En moins de deux ans toutes les terres disponibles aux alentours étaient prises et même occupées. Des chemins se traçaient et s’ouvraient dans trois directions à la fois.
RANGS DE St-PIERRE-DE LA RIVIERE BLANCHE. DE LA FEUILLE D'ÉRA- BLE — DE BELLE MONTAGNE.
Ce qui facilita le rapide établissement de cette partie de la paroisse, c'est que déjà les deux rangs de St-Pierre étaient partiellement défrichés et que les terres du second rang sont contigües à celles de la rivière Noire. On comptait parmi les premiers occupants Norbert Du-
rand, Liboire Ayotte, Louis Robitaille, Paschul ct Vincent Beauséjour, Narcisse Beaulieu.
De nouvelles concessions s'ouvrent en arrière de St-Pierre et de la rivière Noire, ce sont celles: de la Feuille d’'Erable, de la rivitre Blanche, de Belle Montagne dont les lignes de division sont perpendiculaires à celles des concessions précédentes, Le terrain est élevé, rocheux sur les deux montgnes parallèles qui courent vers le nord, mais ilest bon et surtout propre à‘ de
grauds pâturages. La rivière Blanche qui for-
RE
nt de jà les ement g sont COIN prt Duaschul
| rrière
celles :
he, de sont précér les rs le à de
1i for-
me la grande dépression qui les sépare coule au milieu de terres et de pointes fertiles. Tous les étnblissements agricoles dans ces endroits ont eu un succès bien passable malgré la dificulté des premières circulations. Cependant le travail intelligent et la constance des premiers occupants eurent bientôt raison des plus grands obstacles qui se trouvèrent aplanis lorsque les routes vinrent enfin déboucher à l'établissement Geoffroy. Ce que nous avons encore à dire sur les progrès de ce dernier établissement sera repris plus loin lorsque nous parlerons des autres entreprises industrielles de la paroisse. Nous avons voulu constater en passant, suivant l'ordre des #hnées, la date de son commencement ainsi que les premières opérations qui s’y sont faites.
: mer sn rames
LUS ? 7 à