‹ Histoire d'un établissement paroissial de colonisation, St-Jean de Matha [microforme]Chapitre 16 sur 41 · CHAPELLE ET. PRESBYTERE · texte numérisé non relu

CHAPELLE ET. PRESBYTERE

Le paroisse de St-Jean de Matha vient d'être détachée de celle de St-Félix de Valois, elle a une existence régulière, canonique ; il faut maintenant aviser aux moyens de construire les édifices religieux si l’on veut avoir un prêtre résident, On va s'occuper immédiatement de cette question. À peine en effet le décret d’érection canonique est-il lu, prociainé, mis en force, que l’on se réunit de nouveau pour savoir qui va donner le terrain de l'église. Après de longs pourparlers et beaucoup d'explications de part et d'autre, six propriétaires du rang de Ste- Louise se présentent, qui affecteront, chacun, un morceau de terre aux fins exigées, lesquels mor. ceaux de terre formeront un lopin d'environ sept arpents en superficie, vers le milieu du rang.

Ces propriétaires sont Alexis Sylvestre, Louis Forget, Mathias Girard, François Charette, Régis

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Robituille, Hardouin Coutu. Afin que tout le terrain de la future fabrique ne forme qu’un seul lot qui se tienne et soit disposé régulièrement, les trois premiers font un échange avec les deux derniers, puis leur consentent une ces ‘ ” oflicielle et notariée de leur part de terrain. Ues actes préliminaires sont passés les 18 septembre et 2 octobre 1852, devant Maxime Crépeau, Ecr, notaire à St-Félix. Fuis le même jour, 2 octobre, François Charette, Régis Robitaille et Hardouin Coutu devenus propriétaires de tout le terrain, le cèdent par un acte en bonne et due forme passé par devaut le même notaire, à Sa Grandeur Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréa présenté aux fins de l'acte en question par (tonzague Lavoie, cultivateur, cessionnaire pour le dit évêque de Montréal.

Le même acte distrait, du terrain donné, une partie suffisante à l’érection d’une maison d’école quand on jugera utile de la construire en ces lieux.

Voilà un nouveau pas de fait, très-important

et accompli dans la paix, dans l'accord le plus

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sus BÙ de parfait, Tout le monde admet que l'église doit être placée dans le rang double de S$te-Louise, justement à l’endroit où sont les terrains donnés. On espère que l’évêque accèdera au vœu général et déterminera l'emplacement de l’église dans les limites proposées,

On se hâte de dresser une nouvelle requête pour demander la permission de construire les édifices religieux nécessaires à la desserte, Cette requête est faite le 13 octobre, elle porte les noms de soixante-quatorze franc-tenanciers dont les signatures ou les marques certifiées sont apposées au bas de la demande, puis elle est expédiée de suite et reçue à Montréal le 16.

Le 23 novembre suivant, Mgr de Montréal,

en vertu d’une commission officielle qu’il lui adresse, charge M. Gagnon, archiprêtre et curé de Berthier, d'aller à St-Jean de Matha en un jour fixé d'avance et qu’il fera annoncer à 'St- Félix de Valois pendant deux dimanches consécutifs, à l'effet de constater si véritablement la requête est bien de ceux dont elle porte les noms et s'ils formant la majorité des habitants pro-

priétaires de la nouvelle paroisse ; puis, si tel

est le cas, de fixer la place de l’église et du pres-'

bytère, d’en régler les dimensions, et enfin de dresser un procès-verbal de tout cela, pour être réiéré au dit Seigneur évêque immédiatement après cette opération.

En conséquence, les dimanches 16 et 23 janvier suivant 1353, les avis sont donnés et affichés à St-Félix et partout où il appartient, annonçant l’assemblée pour le 27 du même mois ; et ce jour là, M. le curé de Berthier se transporte à St-Jean de Matha, dans la maison de Gonzague Lavoie, un des propriétaires dans la Seigneurie de Ramezay et franc-tenancier de la nouvelle paroisse. Un grand nombre de pétitionnaires sont rassemblés, et procédant en leur présence à la vérification de la requête du 16 octobre précédent, le délégué ecclésiastique constate qu’elle est véritablement de ceux dont elle porte les aoms, signatures et marques certifiées, que le nombre des réquérants est de soixante-quatorze

et que ceux-ci forment la grande majorité des

propriétaires intéressés ; qu’en conséquence la

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ee à La construction d’une église dans la nouvelle pa-

roisse est devenue nécessaire et qu'elle correspond au vœu général.

M. Gagnon invite alors tous les assistants à le suivre sur le terrain qui a été donné dans ce but, et tous étant réunis sur le chemin public qui coupe le terrain à mi-distance entre les liwites est et ouest, il s'élève de quelques pieds vers le nord sur l’éminence qui domine le chemin du roi. Il désigne cet emplacement même comme Île site de la future église et il plante une croix qui en assure définitivement la place. Puis après quelques consultations de circonstance, 1l arrête que les dimensions de l’église seront de quatre-vingts pieds de longueur sur quarantecinq de largeur et vingt-cinq de hauteur sur s0lage en pierre, celles de la sacristie de vingt-cinq pieds sur vingt-quatre,tontes ces mesures prises à l'intérieur.

M. Gagnon fixe en même temps la place du

presbytère un peu plus haut et à l’ouest de léglise, et lui donne pour dimensions trente pieds

de longueur sur vingt-cinq de profondeur et une

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hauteur de quarré de pas moins de douze pieds

sur solage en pierre,

De tout ceci il dresse un procès-verbal offi-

ciel revêtu de la signature de Louis Douaire Bondy, instituteur,et de Gabriel Pelletier cultivateur comme témoins, et ce Jour là même 27 jan- . vier il l’expédie à l’évêque.

Un mois après, Mgr approuve le susdit procès-verbal par un écrit daté à St-Colomban le 24 février 1853,

Toutes les démarches extérieures nécessaires, relatives à l’organisation canonique de la paroisse ainsi qu’à la construction des édifices religieux sont terminées au milieu d’une entente exemplaire. Une satisfaction générale, une joie sensible éclatent de toutes parts, on se félicite mutuellement d'en être arrivés à ce point de progrès sans la moindre contradiction, On espère que tout va marcher avec le même accord dans ce qui reste à faire pour la suite.

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