‹ Histoire d'un établissement paroissial de colonisation, St-Jean de Matha [microforme]Chapitre 21 sur 41 · ORGANISATION MUNICIPALE · texte numérisé non relu

ORGANISATION MUNICIPALE

Afin de concentrer autant que possible dans la localité toutes les affaires qui concernaient la paroisse, et de contribuer par là à son développement légitime et direct, on agita la question de s'organiser en municipalité. (Comme dans beaucoup de questions publiques, les uns y prétendaient voir certains inconvénients, d’autres en plus grand nombre y voyaient des avantages sérieux., La discussion se fit pendant quelques mois avec des raisons assez plausibles de part et d'autre ; enfin quand on n’insista plus avec instance sur certaines objections qui disparaissaient peu à peu sous de bonnes raisons, on jugea le temps opportun de faire la demande régulière à l'autorité civile. Le chapitre 100 des actes du gouvernement, 18 Victoria, déclare que la paroisse de St-Jean de Matha avec ses limites ca-

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même nom. (Cette déclaration est datée du 1er juillet 1855.

Six mois s'écoulent en pourparlers relatifs à la nomination des conseillers, Ce 1e fut que le 12 janvier 1856 que la “ Gazette Officielle du Canada ” fit connaître les noms de ceux qui devaient former le conseil municipal. C’étaient MM. Gabriel Pelletier, qui en vertu de cette nomination fut le premier maire de la place, puis Jean-Baptiste Robitaille, Jérémie Brault, François Charron dit Ducharme, Onésime Clermont, Régis Robitaille et Alexis Ayotte. Le secrétai. re du conseil fut un M. Gauvreau, notaire, qui vint s'établir en ce temps là, mais dont le séjour ne fut pas de longue durée dans la paroisse. Il fut remplacé dans cette charge par M. J. J.

Provost, qui en remplit les fonctions à la satisfaction générale jusqu’en 1862, époque à laquelle il quitta la localité pour aller faire un établissement commercial à St-Didace. L'arrivée de M. le notaire Urbain Lippé ayant eu lieu en 1861, le conseil le choisit comme secrétaire au départ du précédent et il occupa cette charge

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avec honneur pendant de longues années. Les affaires se multipliaient d’une manière extraordinaire, la paroisse prenait alors un accroissement considérable, surtout en profondeur. De nouvelles terres se concédaient et s’ouvraient tous les jours à la colonisation, et le petit village de St-Jean de Matha devenait le centre de beaucoup d’affaires. Déjà l'établissement commercial de M. F. X. Lasalle opérait sur un bon pied, Tout marchait en accord et sur un programme de puissants et rapides progrès.

PREMIERE VISITE EPISCOPALE

Le 15 juin 1856, la nouvelle paroisse eut

l'honneur de recevoir pour la première fois la

visite de l’évêque. Ce fut Mgr Joseph Larocque, évêque de Cydonia et administrateur du diocèse de Montréal qui s’y rendit en l'absence de Mgr Bourget,

Le premier marguillier en charge Alexis Ayotte rend devant lui ses comptes pour l’année 1855; Mar les alloue, confirme 265 enfants, rend quelques ordonnances relatives au besoin où se trouvait l’église de plusieurs choses importantes à la desserte convenable de la paroisse, puis il félicite les habitants de ce qu'ils ont fait pour la gloire de Dieu et les exhorte à demeurer fermes dans les sentiments de foi, de piété, d'entente mutuelle et de charité dont ils ont déjà donné de si belles preuves. Désormais leur paroisse est arrivée au rang des paroisses régulièrement et solidement établies. Ils n’ont plus

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qu’à inarcher honnêtement dans la bonne voie pour s'assurer de grands succès spirituels et temporels.

C’est ce qui arriva en effet comme nous le voyons évidemment en suivant les développements successifs qui ont marqué la suite des années, Mais il serait de médiocre intérêt au lecteur d’entrer ici dans une foule de petits détails qui sont inhérents et propres à chaque localité à mesure qu’elle avance dans le temps. (Contentons-nous de rappeler succinctement quelquesuns de ceux dont on aime à garder la mémoire, Nos paroisses sont de grandes familles qui sont alliées ensemble par de nombreux intérêts, et les principaux faits d’une famille sont générale- . ment transmis avec bonheur de père en fils. Néanmoins, malgré toute la bonne volonté, par diverses circonstances. il en est une foule qui peuvent se perdre ; fixons-en la mémoire par cet écrit.

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