‹ Histoire d'un établissement paroissial de colonisation, St-Jean de Matha [microforme]Chapitre 22 sur 41 · DE 1856 A · texte numérisé non relu

DE 1856 A

Le 29 septembre 1856, il y eut un changement ecclésiastique dans la paroisse, M. Joseph Plessis-Bélair vint en prendre possession comme second curé, M. Ancé déjà bien avancé en âge se retirant du ministère.

Bien que la position ‘inancière ne fut pas belle, M. Bélair, jeune encore, se montra plein de zèle et d’ardeur, fut des premiers à donner en tout l'exemple et fit beaucoup pour St-Jean de Matha.

Le 14 octobre, Mgr l’Évêque de Montréal se trouvant à Ste-Elizabeth ratifie par acte notarié l'acte de donation et d'acceptation du terrain de l'église de St-Jean de Matha reçu en son nom par Gonzague Lavoie le 2 octobre 1852,

Le 19 du même mois, une partie du terrain de la fabrique est cédée pour l'érection de la pre-

mière maison d'école au village. La chose était

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prévue dans les contrats de donation pour l'époque où on avait besoin de ce terrain en faveur d’un établissement scolaire. Il n’y avait eu jusqu’alors qu’une seule école entre les deux principaux rangs de la localité ; le moment était arrivé d’en augmenter le nombre.

L'année suivante, sur la demande de M. Bélair, M. le Curé de Ste-Elizabeth fut autorisé à venir ériger le chemin de la croix dans l'église. Cette cérémonie eut lieu le 24 septembre 1857, au milieu d’un grand concours de fidèles, Les membres du clergé présents étaient Messieurs Guyon, Bélair, Brissette, St-Aubin et Jeannotte.

En 1858, le 21 novembre, on décida de faire faire des bancs réguliers dans l’église à la place de ceux que l’on y avait posés temporairement, On passa dès lors le sage règlement de les vendre, aussitôt qu'ils seraient prêts, pour argent comptant, et de les payer annuellement d'avance : important règlement qui n’a pas varié depuis.

Le 10 avril 1859 une assemblée générale de paroisse décide de faire consolider les murs de l’é-

glise qui s'entrouvraient, de faire poser des co-

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lonnes et de faire boiser la voûte, entreprise de mille piastres qui fut donnée à Louis Bellerose de St-Félix. Le tout fut décidé sans contestation et exécuté moyennant une contribution volontaire.

La seconde visite épiscopale fut faite par Mgr Bourget le 28 juin 1861. Sa Grandeur confirma 258 enfants.

Dans la même année, par un décret en date du 22 novembre, les lots des cinquième et sixième rangs jusqu'au No 18, les lots des septième et huitième rangs jusqu’au No 25, et les lots du neuvième rang jusqu'au chemin du gouvernement, le tout du canton de Brandon, partie ouest, sont détachés de la paroisse de St-Gabriel et annexés à celle de St-Jean de Matha.

Le 14 janvier, Pierre Louis Panet, Ecr,propriétaire d’une partie de la seigneurie de KRamezay, donne à la corporation épiscopale catholique de Montréal une terre dans la paroisse de St-Jean de Matha, de soixante-dix arpents en superficie, située dans le rang de St-Pierre, portant le No 8

de cette concession, à condition, entr'autres, que

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la dite terre sera à l’usageet au profit du prêtre ou curé desservant la paroisse alors et à l’avenir. La dite donation est acceptée avec reconnaissance et remerciment, le don étant parfaitement gratuit, À

Le 29 septembre 1864, M Bélair ayant été nommé à lacure de St-Gabriel de Brandon fut remplacé à St-Jean de Matha par Monsieur D.

A. Gravel qui en devint le troisième curé. M. Bélair exerça ainsi le ministère curial dans cette paroisse pendant huit ans.

Dans sa visite pastorale du 6 juillet 1866, Monseigneur l’Evêque de Montréal ordonne de placer de nouveaux bancs dans l’église qui ne peut contenir tous les fidèles se présentant régulièrement aux offices. En conséquence le 28 octobre, on décide en assemblée générale de faire un

jubé dans lequel on devra placer au moins cinquante bancs de trois places, chacun. Dès le mois de décembre l’entreprise au montant de quatrecents piastres est donnée à Jacques Gilbert et Evangéliste St-Georges qui se mettent immédiatement à l’ouvrage. Au mois de juillet suivant,

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quoique l'ouvrage du jubé ne fut pas complétement terminée, on put cependant prendre possession des bancs qui furent vendus à l'enchère aux mêmes conditions de paiement que pour ceux de la nef.

Dans la même année 1867, on fit aussi couvrir en neuf le coté nord-est du toit de l'église moyennant une somme de quatre-vingt-dix piastres, collectée volontairement et payée à l'entretrepreneur Louis Robitaille, cultivateur de la pa-

raisse,

DÉMEMBREMENT DE ST-JEAN DE MATHA ( Ste-Emmélie de l'Energie. )

A cette époque la paroisse avait pris un accroissement extraordinaire, La desserte devenait difficile. Il fallait aller jusqu’à quatre et cinq lieues même en profondeur ou en venir ; de nouveaux établissements se faisaient encore audelà de cette distance, la colonie de Mantawa dans les cantons Brassard et Provost avait attiré l'attention générale sur cette région du nord, et plusieurs de ceux qui trouvaient la Mantavaisie trop éloignée pour le moment revenaient se fixer à l'Energie. Le moment semblait arrivé pour les propriétaires de ces établissements passablement reculés et déjà bien avancés de faire une demande à l’autorité ecclésiastique dans le but d’obtenir l'érection canonique d’une nouvelle paroisse. Dès le 8 octobre 1868, une requête formulée à

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cet effet fut présentée à Mgr l'Evêque de Montréal. Le 24 juin de l’année suivante, M, H. Moreau, Archidiacre et Chanoine de la cathédrale de Montréal fut chargé par M. l’Administrateur du diocèse d'aller sur les lieux vérifier cette requête et voir s'il y avait raison d'y donner suite.

M. l’Archidiacre constata la validité de toutes les raisons exposées dans la requête pour l’érection canonique d’une nouvelle paroisse en ces lieux, et fit un rapport concluant à l'octroi de cette demande, En conséquence,après l’accomplissement des recommandations qui avaient été faites relativement au terrain exigé pour la nouvelle église et fabrique, M. Administrateur du diocèse, 2. F, Truteau, Vicaire-Général, émit un décret en date du 20 avril 1870, érigeant canoniquement cette nouvelle paroisse. sous le vocable de Ste-Emmélie. En vertu de ce décret, se trouvait détachée de St-Jean de Matha toute la partie nord-ouest des concessions de Ste-Marie, St-Joseph, Ste-Catherine, Ste-Eugénie, Feuille d’érable, Belle Montagne nord-ouest et Belle Monta-

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gne sud-ouest. Malgré ce démembrement, St-Jean de Matha resta encore une paroisse de grande

étendue.

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