NOUVELLE ÉGLISE
Dans l’automne de 1882,M.Bérard abandonna la cure de St-Jean de Matha par défaut de santé, M. Joseph Aubin le remplaça et en devint le cinquième curé. Peu de temps après, une question que chacun désirait voir réglée le plus têt possible, la question de la nouvelle église fut reprise, et dès le 8 janvier 1883, une requête de la part des franc-tenanciers de la paroisse fut présentée à Monseigneur de Montréal demandant la permission de construire une nouvelle église, une nouvelle sacristie et un nouveau presbytère.
Le 8 mars suivant, M. le Grand Vicaire Maréchal fut député sur les lieux pour tout ce qui concernait cette affaire importante. Il fit rapport de sa visite officielle et en dressa prpcèsverbal en conséquence duquel Sa Grandeur permit les constructions susdites ct régla ce qui suit par son décret du 10 du même mois.
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1. L'église sera en pivrre, et aura cent-trente pieds de longueur, sur soixante de largeur, avec un seul clocher.
2. La sacristie sera aussi en-pierre et de quarante-cinq pieds de profondeur sur trente-cinq de largeur.
8. Le presbytère séra construit en bois, enduit en briques, et aura quarante-cinq pieds de front sur trente de pignons, avec une cuisine extrieure attenante de vingt pieds sur dix-hui! ; toutes les dimensions des édifices susdits ,rises en dehors et : "cc mesure française.
4, L ‘glise sera érigée à deux-cents pieds au nord du chemin royal, et le presbytère sera à quatre-vingt pieds de l’église du côté de l'ouest,
5, Les plans et devis seront préablement soumis à l’Evêque pour approbation.
. Après la promulgation de ce décret, on s’adresse aux commissaires civils pour obtenir l’autorisation d’élire des Syndics qui devront commander les plans et devis, les soumettre à l'autorité ecclésiastique, recevoir des soumissions, prélever les cotisations nécessaires, et enfin diriger et sur-
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veiller les travar : à faire. L'autorisation ayant été donnée le 2Y du mois d'août, de suite une assemblée publique est convoquée dans le but de faire l'élection des Syndics. La dite assemblée
-eut lieu le 13 de septembre, et les franc-tenan-
ciers suivants y furent choisis comme Syndics, savoir : Messieurs Alexis Gervais, Narcisse Geoffroy, Thomas Lefebvre, Louis Marcil et Amable Coutu, lesquels, après avoir fait reconnaître légalement leur éleetion, procèdent à la répartition générale des fonds nécessaires qui doivent être recueillis des propriétaires. L'acte de répartition est homologué sans objection comme il appert par le jugement d'homologation en date du 9 janvier 1884.
On demande alors des soumissions. Entre celles qui sont présentées à M. le Curé et au corps de Syndics, la soumission de M. Francois Archambeault, de L'Assomption, eut la préférence, Avis lui en fut donné, et le marché de l’entre-
prise fut passé, par M. le notaire Dugas, secré-
taire des Syndics, le 16 de janvier 1884, pour la somme de vingt-trois mille six cents piastrés,
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payable en douze versements égaux et’ semestriels. ;
Les plans et devis fournis par MM. les archi-
. tectes Perreault et Ménard, de Montréal, avaient
été approuvés par l'autorité ecclésiastique, et ils formèrent la base du contrat entre l'entrepreneur et les Syndics. M. Archambeault se mit de suite à l'ouvrage. Dans le reste de l’année, il fit tout le presbytère, et sortit de terre, à une hauteur de quelques pieds, tous les murs de l'église et de la sacristie.
Quelque temps après, vers la fin de janvier 1885, M. Aubin quitta la paroisse de St-Jean de Matha après un séjour de deux ans et quatre mois, Il fut remplacé par M. Th. S. Provost, qui en est le curé depuis cette époque. D'un goût très-prononcé pour la grande nature montagneuse et forestière des cantons du Nord, ami dévoué de la colonisation à laquelle, principalement, dans les terres reculées de la Mantavaisie, et conjointement avec M. Brassard, il avait travaillé précédemment pendant de longues années,
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LARE 21 mi de — 106 — + de M. Provost revit avec bonheur cet avant-poste +4 | du théâtre de la colonisation dans le grand Nord. e Mais les choses étaient changées depuis vingt et | un ans, D’étonnants progrès s'étaient accomplis de tous côtés, et pourtant ce n’était que le prélnde de ce qui devait se faire encore, tant dans la Mantawa que dans la paroisse qui nous occupe. :
En effet, au printemps de 1885, les travaux de l’église de St-Jean de Matha furent repris avec vigueur. Ils furent poussés avec tant d'activité qu'au mois de novembre l’entreprise était pres-
qu’achevée.
ue le ‘+ INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE , tant 4 i nous L Déjà dans le mois de septembre précédent,
M les paroissiens s'étaient réunis eu assemblée pu- Travaux blique, et sur les représentations qui leur furent | isavee . | faites, il avait été décidé de faire terminer l’in- “ activité ‘:Æ térieur de l'église. Monseigneur de Montréal & presm D ayant donné les permissions et autorisations né- :
cessaires à cet effet, ayant également approuvé À les plans et devis qui lui avaient été soumis, un contrat fut passé le 5 novembre 1885 entre le curé et les marguilliers du banc-d’œuvre d’une part, et M. Francois Archambeault, entrepreneur, de l’autre, pour la nouvelle entreprise de l’intérieur de l'église, suivant les plans et devis accep-
tés, moyennant la somine de douze mille piastres, payable en plusieurs installements annuels de divers montants.
Les nouveaux travaux commencèrent de sui-
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te et furent conduits avectant de succès qu’au mois de novembre 1886 tout était fini, hormis les peintures et les chassis coloriés de l'intérieur ; ouvrage qui fut réservé pour l'été suivant.