CONSTRUCTIONS DE MOULINS
Malgré cet insuccès passager relatif au chemin de fer projeté, on peut dire néanmoins que la marche du progrès dans cette paroisse était constante. En voici de nouvelles marques. Sur la décharge du lac Noir, au-delà de la concession Ste-Julie, à quelques arpents au sud du grand pont public jeté sur cette décharge, la rivière fait une courbe régulière et gracieuse d’un demimille environ, donnant dans cet espace un petit rapide et une chute d’eau capable d'alimenter de forts engins. (C’est là qu’en 1881 Messieurs Edouard McConville et Charles Basinet jugèrent à propos d’ériger une grande scierie. (Ces Messieurs possédaient déjà sur les bords du lac et à l'entrée même de la décharge un lopin de terre, d'environ quatre cents arpents, couvert de bois de toute description,qui à lui seul pouvait fournir une alimentation convenable à la scierie pen-
UT OT | UN PANNE eo 4 PRET | dant plusieurs années. D’autres propriétaires attendaient le moment favorable pour faire de leur côté une exploitation semblable. Car il y avait dans les alentours beaucoup de bois qui
pouvait être amené facilement au moulin. Et
| puis de cette place en descendant au village de je D St-Jean de Matho, et d'ici à la station de St-Félix M | ‘le chemin était beau et passablement uni, hormis " | une passe de montagne que l’on prévoyait éviter ds | bientôt par un chemin de raccourci, Le transgui port du bois de service ne paraissait pas devoir mail être dispendieux. Il y avait donc apparemment
de grandes raisons d'encouragement pour cette ml- Q Q . .
. entreprise utile et vraiment commerciale,
petit à | + di Sans plus de retard MM. McConville et a tirs L Basinet achètent dans le détour et chaque côté nt de la rivière le terrain nécessaire à leurs cons- Mes- tructions, ainsi qu’à la circulation des voitures à | et au dépôt du bois. Puis ils se mettent imméiatre, de ; diatement à l’œuvre du défrichement, de la chausbois: sée et des bâtisses.
four- | Sur ces entrefaites,un octroi du Gouvernement
io pen- | avait été accordé à la demande de plusieurs in- "
téressés dans le but de nettoyer et de creuser la
décharge ainsi que la tête du rapide,afin de per- | mettre un plus fort dégorgement des eaux du sk lac, et de dessécher par là les terrains inon- | dés dans la partie nord, surtout, On se mit à l'ouvrage dans le même temps que les travailleurs au moulin.
Comme il était facile de le prévoir, cb diffé ‘ rents travaux exécutés à quelques arpénts de distance, devaient avoir des résultats tout-à-fait opposés. Les uns étaient pour faire écouler l’eau en plus grande abondance, les autres pour la refouler et l’élever au niveau de la chaussée. De . là, naturellement, des protestations de part et À d'autre, et puis un conflit judiciaire qui dura
cinq ans, lequel vient de se terminer par un jugement en faveur du propriétaire du moulin qui était le défendeur. Mais dès 1882, la scierie était construite, et elle a toujours fonctionné depuis avec avantage, tant pour M. Basinet devenu seul propriétaire que pour le public. Il est étonnant de voir la quantité de bois de ser-
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vice qui sort de cet établissement pour être li. vrée aux demandes qui s’en font de tous côtés, au loin comme au proche.
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