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Ici on commença les premiers défrichements ; deux ou trois chantiers furent bâtis : les quatre frères Ducharme venus de Ste-Elizabeth furent les colons de l'endroit. (Cette première concession où ils se fixèrent fut appelée le rang de Ste- Louise du nom de Madame la Seigneuresse d’alors, Louise Lévesque épouse de Monsieur William Bercy.
Ces premiers colons réussirent de suite dans une certaine mesure, À eux s'en adjoignirent d'autres qui propagèrent aus-i de l’encouragement parmi leurs connaissances. Bientôt le rang de Ste-Louise devint un grand théâtre d’action colonisatrice. Haches, pioches et provisions sur le dos, de hardis défricheurs arrivaient tous les jours, animés d’un grand courage. Une journée, deux jours de marche ne les rebutaient point. Vite, ils se contruisaient un abri contre les gros-
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ses injures de l’atmosphère, et sans plus tarder, ils se mettaient à l'abattage du bois.
Un observateur en ces lieux eût entendu à satiété du matin au soir, les coups redoublés de vingt-cinq à trente haches mordant simultanément la forêt sous l'effort de cinquante à soixante robustes bras. (Ce champ de carnage allait s’agrandissant tous les jours, et quand à un mo-
.ment donné le feu se mettait de la partie, on au-
rait dit un tremblement de terre, un soulevement, une oscillation gigantesque achevant jartout la dévastation. Et pourtant cette dévastation n’était qu’un bienfait : c'était l'entrée du règne agricole, sa prise de possession des terres. La fertilité d’une terre vierge va donner de grands produits. Aux champs de céréales succèderont les prairies, aux prairies les pâturages,
puis l'élevage des animaux ; tes voies de com-
munication vont s'ouvrir, les produits s’exporteront, de bons systèmes amèneront la prospérité.
O règne béni de l’agriculture, le fer et le feu sont tes agents, la forêt tombe et recule à ton approche ; l’homme est ton serviteur, son coura-
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ge à l'ombre des géants qu'il attaque est mille fois plus beau que la bouillante ardeur du soldat emporté par le prestige éblouissant de la gloire, . son travail opiniâtre attache un fleuron de vaillance à la couronne que tu lui destines, son bienêtre est ta fin. Puisses-tu jouir en paix et longtemps de tes domaines !
Peu à peu le désert se faisait dans le rang de Ste-Louise, Un voisin allait voir son voisin lui disant : dans six jours, dans trois jours, demain, nos abattis se toucheront, le chemin sera ici, ma maison sera là ; je vais relever ce brûlé pour y semer quelque chose, et toi ?
Moi, je vais achever d’abattre ce que j'ai de serpé, puis il faudra que je retourne en bas me gagner des provisions et des grains de semence pour le printemps prochain — Car il faut bien se rappeler que tous ces premiers colons sont pour . la plupart montés icitrès-pauvres. Si l’on avait annoncé à quelques-uns de ceux-là qui vivent encore aujourd’hui parmi nous que, dans quarante ans, ils auraient ici sur leurs propres champs, une des plus belles églises et une des plus puis-
PS À EU Le santes sonneries du diocèse, un beau village, de ” de belles rues, d'élégantes demeures, nul doute ù En que l’on eut trouvé beaucoup d’incrédulité, Le Cependant ld chose aura lieu dans ce laps de temps. On commencera en petit, on ira tout F w d’abord lentement, mais la marche sera sûre, progressive, persévérante. Le rang de Ste-Loui- . se aux abords du trait quarré. qui en sépare les du deux concessions, comptera pour ses premiers hnu bitants les quatre frères Ducharme déjà nommés, —. David, Prosper, Hilaire et Maxime, puis Joay chim et Alexis Âyotte, celui qui fut plus tard le 1 premier marguillier comptable de la nouvelle pae
roisse, puis Louis Forget, Francois Charette, Réme gis Robitaille, Alexis Sylvestre, Mathias Girard,
nee Hardouin Coutu, qui à eux six donnèrent, com- Fe me nous le verrons plus loin, le terrain de l’églieut se ; puis Jean Baptiste Charbonneau, Gonzague ait : Lavoie, Noël Champagne, Gabriel Pelletier, Narrent cisse Ménard, à l’est ; puis encore les quatre frè- AD res Comtois, Jean, Charles, Joseph et Jean Bapu PS à tiste, Louis Rondeau, Jean Baptiste Robitaille,
uis- | | Hercule Durand, du côté de l’ouest, Voilà une +
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concession qui en 1848 possède déjà ving-quatre habitants, Tout va bien et rapidement.
IT. Ranas ve Sr-Léon gr px Sr-GuiLLauMs,
Vers le même temps des défrichements se font
dans les concessions nouvellement arpentées de
St-Léon et de St-Guillaume. St-Léon est la quatrième concession de lc seigneurie de Ramezay, mais c’est le premier rang de la paroisse du côté du sud-est, Les terres de cette consession commen-
cent au pied de la chaîne des Laurentideset leur
frontière sud-est se confond assez régulièrement avec la bâse même des montagnes sur toute la largeur de la paroisse.
Les familles Pelland, Rival, De la Durantaye, Charbonneau, Gadoury furent les premières qui s’établirent dans ce rang. Le chef de la famille Gadoury s'appelait Léon, de là, très-vrobablement le nom de St-Léon donné à la concession.
Les premiers habitants de St-Léon furent précédés de quelques années par ceux du rang double de St-Guillaume, bien que celui-ci soit à vingt arpents plus loin. On remarque ici, peu
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après 1840 Jean Baptiste Clermont, son fils Oné- " sime, Olivier Rondeau, Narcisse Clermont, Emmanuel Rondeau, Pierre Danais, F. Xavier Roy, Paul Champagne, Antoine St-Georges, Joseph nt Bonin, Joseph Charbonneau, puis dans la partie mis ouest, François Ducharme, Antoine Robillard, le Pierre Gadoury fils, Jean Baptiste Coutu.
Y, L'ouverture des lots adjacents à la partie ouest té du canton du Brandon, dans les cinquième et ser sixième rangs, se fait par la route de St-Guillaudun me, On voit là en premier lieu Nazaire Gravel, ent Henri Beausoleil, Pierre Gravel, Joseph Pilon, ar-
qui y sont demeurés jusqu’à ce jour.