‹ Histoire d'un regimentChapitre 108 sur 135 · La Nation armée (Baron Colmar von der Goltz · texte numérisé non relu

La Nation armée (Baron Colmar von der Goltz

confondus dans la même pensée; car, désormais, tous les soldats seront citoyens demain, et tous les citoyens ont été soldats hier et sont prêts à le redevenir.

Ceux qui, aujourd’hui, en France, s’en prendraient de leurs hésitations et de leurs craintes à la qualité de leurs troupes, se condamneraient eux-mêmes. Si les bons soldats leur manquent, c’est qu’ils n’ont pas su les faire. Les bons soldats n’ont jamais fait défaut aux officiers qui savaient les commander; mais la première condition pour conduire les hommes, c’est d’agir avec résolution, et de leur tenir un langage décidé, de ne paraître, à aucun moment, douter ni d’eux, ni de soi, ni de la fortune. Laissons aux Allemands leurs usages; étudions-nous à être Français, nous n’en vaudrons que mieux. Qui regarde ses rivaux comme scs maîtres les craint; et la crainte est « l’ange exterminateur dont Dieu se sert, lorsqu’il veut anéantir une nation ». Qui oserait dire que nous en sommes là?

Le dernier chapitre de notre ouvrage est destiné à montrer ce que le jeune 32e a su faire, en Algérie et au Tonkin.

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