Ici se termine le récit de l’habit blanc
Cottereau, étaient surnommés chouans par le peuple, parce que eux et les autres contrebandiers de leur troupe imitaient le cri des oiseaux1 de ce nom, comme signe de ralliement. Ces chouans exploitèrent une tourmente politique pour mieux étendre leur atroce brigandage.
Partout et nulle part, telle était leur devise. Ilocbe écrivait : « Je fais ce qu’on appelle la guerre aux chouans; les drôles de gueux, on ne les voit jamais! Soit connivence, soit terreur, leur marche est infiniment secrète, aucun paysan ne voulant ou n’osant la révéler. L’armée est obligée d’être partout; elle se trouve distribuée en une infinité de fractions, sur un territoire d’une immense étendue, et hors les places qui ont garnison. Une division contient douze arrondissements, divisés en plus de cent vingt cantonnements qui font une battue générale, tous les quatre jours, pendant quarante-huit heures, et, en sus, au premier renseignement qu’on a contre les chouans; après quoi, ils rentrent dans leurs postes respectifs. Il ne se passe pas de jour qu’il n’y ait plusieurs hommes de tués. Tout le pays insurgé, de 4 000 lieues carrées environ, est couvert, rempli de forêts et coupé par des défilés. Une poignée d’hommes arrête la plus forte colonne en marche, lui détruit du monde, et met le militaire le plus consommé en défaut. »
Pendant toute cette période, le 1er bataillon du 52e fait ainsi la guerre; il appartient successivement aux brigades Danican et Klinger.de la division Chabot. La première situation d’effectif, à la date du 1er janvier 1794, porte :
Composition du corps telle qu’elle devrait être : 1070 hommes; effectif réel : 551 hommes. — Pas de chevaux. — Cantonnement : Port-Malo. Le corps n’est pas encore embrigadé. Dans l’effectif des hommes compris dans la présente situation, comptent aussi tous les soldats revenus de la Martinique, lesquels, jusqu’au 12 octobre dernier, n’avaient été considérés que comme dépôt du 2e bataillon. Mais, à cette époque, ils ont été formés en 2e bataillon par ordre des représentants du peuple Merlin, Rewbell et du général Kléber. Cette organisation n’est point encore terminée : les places de capitaines sont les seules auxquelles il ait été pourvu; toutes les autres sont encore à remplir.
Nous trouvons le 2e bataillon à Redon en septembre 1794; il fait partie de la 5e division (Canuel).
Par le décret du 18 nivôse an IY (1er février 1796), le 52e subit l’amal-