Deuxième partie de la guerre
Chouannerie. — Pacification de la Vendée. — Hoche.
(Fin de 1794-1795.)
11 n’y avait plus en Vendée que quelques rassemblements sans importance, dont on serait venu facilement à bout, si le commandement était resté dans les mêmes mains. Mais cela n’eùt pas fait le compte de ces rigides politiques, qui refusèrent d’accepter le plan que Kléber leur pro posait et qui lui répondirent que leur but n’était pas de pacifier la Vendée, mais de la détruire. Turreau prit en conséquence le commandement de l’armée; il la divisa en douze colonnes qui, parcourant le pays dans tous les sens, brûlèrent tout sur leur passage. Cette habile politique réussit à provoquer un nouveau soulèvement et à rallumer une guerre qui pouvait être considérée comme éteinte.
Elle prit naissance dans la partie du Bas-Maine et du département be la Mayenne qui avoisine la Bretagne. Quatre frères contrebandiers ou, comme on disait alors, faux-sauniers (parce qu’ils faisaient la contrebande du sel), en furent les premiers promoteurs. Ces quatre frères, nommés