LE THEATRE HISTORIQUE
Nous avons évité, jusqu'à présent, de mêler des questions d'argent à des questions de collaboration littéraire. Pour la clarté du récit, nous devons y faire allusion.
Les conventions financières stipulées par Dumas — seul bénéfice de Maquet — n'avaient jamais été observées.
Les journaux, ayant traité avec Dumas, ne connaissaient que lui. Dumas signait seul, touchait seul. Nous n'apprenons rien de nouveau en disant que les sommes reçues étaient englouties à l'avance ; il en résultait que la part revenant à Maquet était destinée le plus souvent à
apaiser d'autres créanciers plus impatients. Avec le temps, la dette de Dumas vis-à-vis de Maquet s'accrut dans de larges proportions. Non seulement il n'envoyait que de petites sommes sur le produit des œuvres communes, mais il lui arrivait d'emprunter sur ce que Maquet avait en caisse ou sur ce qu'il toucherait demain, dans un mois, dans un an; les preuves abondent dans la correspondance.
Nous nous condamnons à une discrétion volontaire pour ne pas altérer le caractère de notre récit; nous nous bornons à une simple indication, afin d'éclairer les conflits qui surgirent plus tard. El nous citons, entre beaucoup d'autres, ce seul billet :
Cher ami.
Je vous dois, argent prêté, je crois, 2^0 francs en dehors de nos comptes. Avez-VOUS 360 francs à m'envoyer, je vous en devrai 5oo.