Î0EL PARFAIT
Maquet fut révolté. Quoi ! Dumas faisait une exception pour Le Vicomte de Bragelonne ou La Fin des Mousquetaires^ alors que Maquet avait entre les mains les preuves de cette collaboration.
Nous retrouvons en effet dans les papiers de
Maquet un bon de soixante-quinze francs que le copiste devait remettre en décharge, contre le prix de sa copie, à la Société des auteurs :
Bon pour copie de quinze tableaux de Une Rcstaurallon ou la Fin des Mousquetaires. — Soixante-quinze francs, •
Paris, le 21 janvier i85i.
Dumas, 37,50.
Maquet, 87,50.
La pièce existait donc en i85i, puisque la copie est payée par Dumas et Maquet. Bien plus, Dumas notait un incident de la pièce (incident qui se retrouve à la fin du Vicomte de Bragelonne), et constate que la pièce est faite, ainsi que l'atteste ce billet :
Mou cher ami,
Le principal en ce moment est que la pièce soit faite, et c'était surtout de la pièce que je voulais vous parler.
Je crois qu'il ne faut pas prévenir le Prince du masque pour en faire une scène terrible dans la
prison. Il croira d'abord être réintégré seulement, puis en outre il aura ce surcroît de douleur. A vous.
Non seulement la pièce est faite, mais elle est reçue. Dumas le déclare lui-même dans un billet à Maquet, daté du 24 janvier i85i :
« Je viens en votre nom et au mien de traiter avec l'Ambig-u pour Bragelonne^ livrable au 20 février et Morcerf Vivre tout de suite. »
Enfin, pour compléter cette documentation, reproduisons le plan d'un troisième drame tiré du Vicomte de Bragelonne : La Maison Flanchet et 6''«.
Cher ami,
Thibcaudeau (i) me presse de sorte que je fais le premier tableau.
Chargez-vous de Truschen.