Voir II liEurt
HISTOIRE d'une FORTERESSE. 3î3.
Le 4 septembre 147S, l'armée du roi Louis XI fut signalée il une demi-journée de marche de la ville, par une compagnie de cavaliers. Celle armée, composée de dcu\ cents lar.Lts et do troupes à pied, formant un lotal de six mille hommes environ, était commandée par messire Churies d'Amboise, seigneur de Chaumont, homme sage, modéré, non point pillard, comme l'était son prédécesseur, et aussi vaillant homme de guerre que bon politique.
Messire Charles d'Ambnisc attendait en outre un renfort de douze cents Suisses, car il avait su si bien pratiquer auprès de messieurs des Ligues, en leur offrant de beaux avantages, que ceux-ci s'étaient résolus à lui fournir des troupes.
Indépendamment des quatre florins et demi par mois qu'il donnait à chaque homme, messire Charles d'Amboise payait pour ce service vingt mille francs aux villes de Berne, Lucerne, Zurich, Soleure, et vingt mille aux particuliers qui se chargeaient des enrùcments. Mo3'en-
224 HISTOIRE D'USB FORTERESSE.
nant quoi les troupes suisses, au service du roi, devaient s'élever avant la fin de- l'année â sis mille hommes de
' L'armée du roi traînait avec elle une bonne et puissante artillerie, composée de douze grosses bombardes, de vingtquatre spi rôles, vcuglaires et ribeaudequins, sans compter les traits à poudre et les munilïons pour ces engins. Aussi marchait-elle lentement et en fort bon ordre, bien gardée
Quelques-uns des seigneurs bourguignons, avec une quarantaine de lances, ayant voulu tâter les Français avant leur arrivée devant la ville, mal leur en prit; car ils y laissèrent la moitié de leur monde. Aussi le gouverneur fit-il publier que nul n'osât sortir sans son ordre. Les premières troupes de messirc Charles d'Amboise se montrèrent à la tombée de la nuit sur le plateau du nord, hors de portée du boulevard D 1 et commencèrent leur installation, c:i éuiblissa'U tiitr; elles et la vilx dos mantelcts apportés sur des charrettes et fixes à l'aide de pieux enfoncés en terre. A la nuit close, le sire de Montclcr essaya de les attaquer; mais s'apercevant que cette avant-garde était fortement soutenue par un gros corps posté en arrière, il se retira après une légère escarmouche.
Le lendemain, 5 septembre, inii-sire Charles d'Amboise envoya des eclaireurs dans la ville basse, et du coté de l'Est vers les moulins dont il s'empara sans coup férir, car ils n'étaient pas gardés. Aussitôt, du boulevard K 1 on tira quelques coups de bombardes sur ces moulins que les assxgija:!!* durjr.t abandonner pour i'in>la:iL, car au deu.xième boulet un des toits s'effondra. Le sire de Montder organisa ses troupes de la manière suivante : Dana chacun des quatre quartiers désignés plus haut, d^ux cents hommes
- t. Voir la lïgurt jB.
H1ST0TPE D'UNE FOBTERESSE. 22b
armes, de la ville, furent chargés de la garde et de la défense des remparts, ci 800
Restait cinq cents hommes de troupes bourguignonnes à pied, parmi lesquels il y avait : bombardiers et couleuvrinïers i5o
Gens de trait, archers ut arbalétriers adroits . . . a5o
Pionniers too
Les Allemands, qui s'entendaient assez mal avec la population, furent postés en réserve dans l'abbaye, au nombre de 800
Et dans le château, au nombre de 400
Les gens d'armes tinteut garni-on partie dans
l'abbaye 200