I. Voir en B, fig. i
l38 HISTOIRE d'une FORTERESSE.
et lança de grosses pierres sur le front d'attaque en tuant et blessant à chaque coup plusieurs hommes -, ce qui força les Francs de reculer Jusqu'à ce qu'on apportât des mantelets. Ce délai permit aux assiégeants de se réunir sur la brèche, d'y accumuler des fascines — car les assiégeants, de leur côté, lançaient force pierres sur ce point — et de disposer des madriers pour monter plus facilement sur Tarête du mur écroulé.
Tout cela fut l'affaire d'un quart d'heure*, alors les Francs remontèrent de nouveau sur Vag-ger^ garantis par les mantelets, jetèrent des fascines dans l'intervalle qui restait entre, la tête du mur et l'escarpe de cet agger et se lancèrent résolument à l'assaut.
La position des assiégés était désavantageuse, car ils avaient à dos l'escarpement produit par l'épaisseur du mur écroulé, un terrain crevassé par la chute de la maçonnerie, tandis que ce mur tombé donnait aux assiégeants un talus peu incliné, d'un facile accès.
L'assaut fut rude et rudement soutenu* mais les gens de la cité ne pouvaient qu'opposer un front peu épais à une colonne d'assaut compacte \ vers le milieu du jour, les Francs restèrent décidément les maîtres de la brèche (fîg. 32). Clodoald était mort en combattant, et avec lui plus de mille Bourguignons.
Les Francs de leur côté avaient perdu beaucoup de monde et la brèche était littéralement couverte de cadavres. Soitfatigue,soit qu'ils craignissent quelque embûche, les assiégeants laissèrent rentrer dans la cité les restes des combattants sans les poursuivre.
Ils possédaient dès lors toute la partie occidentale de la ville, située entre la rivière et les rampants du plateau. Les Bourguignons n'occupaient plus, en dehors de la cité, que la place d'armes du Sud et la grande tête de pont; la petite place d'armes du pont brûlé précédemment, étant
Hisroii^E 1) vsi: for ri;Ri':ssii