‹ Histoire d'une forteresse; texte et dessinsChapitre 28 sur 92 · I. Voyez la figure · texte numérisé non relu

I. Voyez la figure

notre gentille Élienor et racontera conime quoi le beau duc a saccagé Tabbaye et brûlé toute la moinerie. Cela va bien! cela \a bien. »

De part et d'autre, on a\'ait fait une douzaine de prisonniers. Le lendemain matin, 7 mai, les gens du château virent trois de ces malheureux pendus par ordre du duc aux

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arbres du verger. Aussitôt trois prisonniers bourguignons furent pendus aux créneaux de la barbacane.

Aucun des ponts n'avait été détruit par les assiégés. Ils furent occupés par les gens du duc et défendus chacun par une bonne bretèche (fig. 38), afin d'empêcher toute communication d'une rive à l'autre. Le mur Sud de l'abbaye

fut renforcé par des palissades qui réunissaient les deux crêtes Ouest et Est du plateau. Un poste fut établi dans les deux moulins du monastère ' et une tour de bois s'éleva le long du ruisseau au-dessous du front Sud- Est du château.

Ces premières mesures prises, le duc fit creuser un fossé avec épaulement traversant le verger du château à portée de trait et unissant les deux crêtes. Ce retranchement de contrevallation fut renforcé de deux tours de bois, une à chaque extrémité avec issues près de chacune d'elles et au

Le. ChcJ^t^iM^.

milieu (fig. 09). Le château était ainsi complètement investi (i5 mai).

Pendant que ces travaux s'exécutaient, il y avait chaque jour des escarmouches sans importance entre les défenseurs et les assiégeants. On se tâtait, mais on n'entreprenait rien de sérieux. Le duc tenait essentiellement à ce que le sire de la Roche-Pont et ses hommes ne pussent s'échapper^ il prenait son temps. Le baron Guy s'enfermait souvent avec un

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