I. Voyez la figure
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fenscLirs, possesseurs encore de la tour Y et de ses courtines.
Une issue avait été laissée à la forte barricade qui réunissait Tangle du chevet de la chapelle avec la tour voisine. Anseric, avec une troupe de ses meilleurs hommes, sortit par cette issue et se jeta sur le flanc de Tattaque, qui recula en désordre.
Alors d'autres issues bien masquées s'ouvrirent sur le front du retranchement et les défenseurs reprirent l'offensive. Peu s'en fallut qu'ils ne s'emparassent des brèches et de la porte. Mais le duc, à la vue de ses gens en désordre, amena des réserves et les trois flots des assaillants, quatre fois plus nombreux que les défenseurs, obligèrent ceux-ci à se retirer de nouveau derrière leurs retranchements. Alors vers sept heures du soir — car ce combat se prolongeait sans grand succès ni d'une part ni de l'autre et les jours sont longs à cette époque de Tannée, — les deux arbalètes à tour lancèrent force traits garnis d'étDupes enflammées sur les combles du bâtiment des écuries et de la chapelle. Les gens du château, tout occupés de la défense du retranchement, ne pouvaient songer à éteindre l'incendie, d'autant que les arbalétriers, postés sur les défenses de la baille au pouvoir des Bourguignons, touchaient tous les défenseurs qui se démasquaient sur ces bâtiments. Le feu gagna donc bientôt la charpente. Pendant l'attaque du retranchement, le duc voulut en finir avec les défenseurs restés sur ses derrières dans la tour Y, et qui inquiétaient les assaillants. Il leur fit crier, par un héraut, qu'ils ne pouvaient plus espérer de secours, que s'ils ne se rendaient pas à l'instant, ils seraient tous passés au fil de répée. Ces braves gens envoyèrent pour toute réponse au héraut un carreau d'arbalère qui le blessa. Alors le duc irrité, commanda d'accumuler en dedans de la baille et dans le fossé extérieur des fascines, de la paille,
et tous les bois qu'on aurait sous la main, et d'y mettre le feu, afin d'enfumer ces rebelles. Bientôt, en effet, des tourbillons de flammes léchèrent la tour Y, communiquèrent le feu aux débris des hourds et au comble. Pas un homme ne cria « merci ! » car tous, voyant l'incendie les gagner, aveuglés par la fumée, s'étaient retirés par un souterrain qui, de cette tour, communiquait à la porte du château — c'était un ouvrage romain, conservé sous Fantique courtine \ — En se retirant, ils avaient bouché l'issue de ce couloir qui, d'ailleurs, fut bientôt encombrée par les débris fumants des planchers de la tour. Le duc fut convaincu qu'ils avaient péri dans les flammes plutôt que de se rendre et cela lui donna fort à penser.
Aux dernières lueurs du jour succéda, pour les combattants, la lumière de ces trois incendies.
Le ciel sembla vouloir ajouter à l'horreur de cette scène. La journée avait été brillante •, un orage éclata bientôt, accompagné de bourrasques de vent du Sud -Ouest qui poussaient la fumée et semaient des tisons enflammés sur les combattants.
Tantôt Anseric reprenait l'offensive avec ses meilleurs soldats par la barricade de la chapelle-, tantôt se transportant à la palissade opposée, il débouchait le long du rempart de l'Ouest sur les assaillants, qui de ce côté, essayaient de tourner le bâtiment des écuries. La direction du vent était des plus défavorables aux Bourguignons-, ils recevaient en plein visage et la fumée et les flammèches du bâtiment de l'Ouest. L'attaque mollissait, malgré les efforts du duc pour obtenir un avantage décisif et pousser son monde sur un point, avec ensemble. Une pluie torrentielle et la fatigue arrêtèrent les combattants vers neuf
heures du soir.