‹ Histoire d'une forteresse; texte et dessinsChapitre 56 sur 92 · I. Voir fig · texte numérisé non relu

I. Voir fig

porte et sa barbacane. Vers la fin du jour, cette belle porte

présentait Taspect que donne la figure 57. Le soir, les pièces de Passiégeant qui n'avaient pas été démontées, c'està-dire deux couleuvrines de la batterie A, un veuglaire du cavalier et une des bombardes du boulevard firent converger leur tir sur la terrasse P des assiégés *. A la nuit, la muraille était écrêtée, les gabionnades renversées, et des trois couleuvrines, une seule pouvait encore tirer. Toutefois, il n^ avait pas de brèche et on ne pouvait tenter Tassant. Le sire de Montcler crut alors qu'il fallait à tout prix retarder au moins les progrès de l'assiégeant. Il supputait qu'en deux jours l'ennemi pourrait pratiquer une brèche, soit par le canon, soit par la mine, et qu'alors la cité était prise; car on ne pourrait longtemps se défendre derrière les retranchements intérieurs. Pendant la canonnade des jours précédents, le sire de Montcler avait perdu peu de monde, et ses réserves n'avaient pas eu l'occasion de donner. Il les fit donc mettre sous les armes vers neuf heures, commanda une troupe de cent cavaliers bien montés et . donna les ordres suivants : les cent cavaliers accompagnés de cent coutilliers à pied sortiraient par la porte de l'Est, attaqueraient le poste établi aux nioulins, se jetteraient sur le petit campement installé dans les prés, au-dessous, se replieraient par la route longeant le plateau à l'Est, s'en iraient escarmoucher aux extrémités du camp des Français, ou passeraient sur le ventre des postes qu'ils rencontreraient sur leur route, puis, reviendraient bride abattue à la porte de l'Est. Une seconde troupe de cent piétons devait se tenir à la croix, au-dessus des mouhns pour protéger leur retraite. Pendant ces attaques, qui attireraient l'attention de l'ennemi sur sa gauche, une troupe de cinq cents hommes à pied sortirait par une poterne masquée

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