DÉFINITION DES TERMES TECHNIQUES
Lice. Intervalle laissé entre les défenses extérieures et celles du corps de place (voy.p. 167).
Mâchicoulis. Les hourds de charpente étant facilement incendiés, vers la lin du xiu'' siècle, en France, on les remplaça par des corbeaux de pierre portant un crénelage en maçonnerie et laissant entre eux des intervalles propres à jeter des matériaux sur les assaillants qui approchaient du pied des murs. En S\ rie , les chrétiens avaient adopté les mâchicoulis dès le commencement du xiii^ siècle.
Merlon. Partie de maçonnerie pleine entre les créneaux. Pendant le moyen-âge , les nierions sont habituellement percés , dans leur milieu, d'une aixhère. En temps de guerre, les crénaux étaient masqués par des mantelets de bois qui se relevaient plus ou moins au moyen d'un rouleau tournant dans deux colliers de fer scellés aux angles supérieurs des nierions.
Oiseau. C'était aux xv'' et xvi'^ siècles un petit ouvrage de maçonnerie qui , disposé aux angles saillants dans le fossé , battait celui-ci et devait empêcher le passage. Les oiseaux étaient masqués par la contrescarpe. Dans la fortification polygonale moderne, on est revenu à ce système (voy. p. 351).
Oppidum (latini. Citadelle; point stratégique fortifié chez les pojiulations gauloises. Beaucoup de camps romains furent établis pendant la conquête sur des oppida gaulois qui n'étaient que des sortes de camps retranchés établis sur des plateaux élevés. Plusieui's de nos villes françaises occupent l'emplacement d'antiques oppida : Langres , Laon , Béziers , Carcassonne , Uzerche , Sainte- Reine (Alesia) , le Puy-en-Velay, Seniur-en-Auxois , Asallon, Puy d'Issolu, etc.
Orillon. Partie saillante des faces des bastions destinée à masquer les flancs et à garantir les pièces qui arment ces flancs (voy. p. 261).