LES COMMODITÉS
Immenses, on pouvait y aller seize personnes.
l'abbatiale.
Une grande chambre à coucher, deux salons, une salle à manger très grande, deux antichambres, deux cabinets, deux parloirs, une tribune, des logements pour toutes les personnes de la suite de l'abbesse.
Il y avait àFAbbaye-aux-Bois, en i778, soixante-treize dames religieuses.
Cent quatre sœurs converses;
Cent soixante-dix-sept pensionnaires ;
Huit novices ;
Quatre directeurs ;
Dom Constance, qui confessait l'abbesse et les vieilles religieuses, — trente et un ans;
Dom Thémines, qui confessait les pensionnaires, — quarante ans;
Dom Rigoley, qui confessait le noviciat et les jeunes religieuses, — soixante-deux ans ;
Dom Giron, qui confessait les sœurs converses, — vingt-six ans.
Pour le service de l'église, les fêtes solennelles, aux enterrements, aux processions, les Bernardins du collège desservaient TÂbbaye.
Nous avons pensé intéresser le lecteur en donnant ici un tableau de la dépense faite pendant un an dans le couvent de TAbbaye-aux-Bois. Nous extrayons ces documents des papiers séquestrés des Archives nationales, carton H, 3837. Nous avons choisi les comptes de 1778-1779.
Livres. Sols. Deniers.
Impositions pour une année dos décimes 1.414 i%
Gardes-françaises poar leur logement 300
Procureur au Ghàtelet, frais de procès 1.298 6
Au sieur Vatinelli, orfèvre 899
Journaux, gazettes et ports de lettres. 232
Honoraires du directeur et des trois chapelains 950
Honoraires de Torganiste 200
A reporter 5.293 18
Livres. Sols. Deniers.
Report * 5.293 18
Pour les sermons et musique de la
semaine sainte 246
Au cirier suivant son mémoire 177 11
Aumônes (remises de loyer) 3 13
Aumônes (apprentissages) 272 19
Médecins et chirurgiens 500
Frais d'iuflrmerie 1 79
Frais de bureaux, et achats de livres.. 686 16
Marchands de bois , 5.339
Blanchissage 512
Dépenses de bouche, épicier, traiteur, marchand de vins 45.848 12 6
Élrennes et gages des domestiques. 2.200
11 ne s'agit, comme on levoit, que de la dépense del'in* tèrieur de la maison, — les réparations et l'entretien des bâtiments de tout genre forment un compte à part.
Les comptes mentionnent, comme sources principales de revenu, les suivantes.
Livres. Sols. Deniers.
Pensions alimentaires et loyers intérieurs des dames pensionnaires. . . 47.277 10 9
Loyers d*hétels et maisons hors de la lacléture 18.033 13 8
Fermage des biens de Picardie, etc.. 20.316 13 4
Location des appartements des jeunes pensionnaires ^ • 7 . 350-
Les papiers qui existent aux Archives ne mentionnent pas le revenu considérable que devaient apporter les pensions payées pour Téducation des élèves, qui étaient au nombre
de cent soixante en 1778.L'abbesse rendait, chaque année, ses comptes & sa communauté, c capitulairement assemblée au son de la cloche » et à Tabbé de Giairvaux l'un des quatre premiers pères de Tordre de Cîteaux, supérieur immédiat de l'abbaye royale de Notre-Dame-aux-Bois.
On Yoit figurer, dans les comptes des fermes de Picardie, des sommes assez considérables, employées en réparations d'églises ou chapelles de Tillages, de presbytères et môme de marchés publics.
Mademoiselle de Montmorency arriva & Genève le 7 octobre 1774. Le Magnifique Conseil envoya sur le champ complimenter la princesse sa mère. Le lendemain, la princesse fit demander l'autorisation d'atteler son car^ rosse pendant la nuit, pour aller chercher le médecin, ou prendre des médicaments chez l'apothicaire, chose défendue par les lois somptuaires. La permission lui fut aussitôt accordée.
L'état de la jeune fille s'aggrava rapidement, et, à la carie des os dont elle était atteinte, vint s'ajouter une tumeur gangreneuse.
24 janvier 1775. Registre du Conseil, p. 63.
Sur le rapport fait, que M"* àe Montmorency est très mal, il a été arrêté d'envoyer le Saulier^ à M. le Prince et à M>n* la Princesse de Montmorency pour leur témoigner rinlérôt que prend le conseil à son état et leur exprimer ses voeux pour elle.