‹ Histoire d'une grande dame au XVIIIe siècleChapitre 60 sur 69 · série, t. IX, p · texte numérisé non relu

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a rétabli la vérité. L'œuvre da prince Charles, qai existe à la bibliothèque de Bruxelles, se compose de quatorze pièces très imparfaites. 11 a gravé également, dit M. François BruUiot, six eaux-fortes petit in-folio en travers, qui portent son chiffre formé d'un G et d'un L et ont pour Utre : Recueil de six paysages. Premier essai d'un amateur.

Plusieurs des gravures du prince Charles ont été faites d'après les dessins de sa merveilleuse collection. Vorans a une idée de sa valeur en sachant qu'elle contenait quarante-huit dessins authentiques de Raphaël, onze de Michel-Ânge, sept de Léonard de Vinci, cinq du Titien, vingt-sept de Rubens, vingt-six de Rembrandt^ onze d'Albert Durer, etc., etc.

D après BrulHot et Bartsch,le prince Charles était un des * plus Gns connaisseurs de son temps, il dessinait en amateur distingué et aimait passionnément les arts.

Voici le catalogue des pièces gravées par le prince Charles :

1° Un paysage oblong, d'après le Guercliin : simples contours, cinq figures ; -

S"" Paysage plus petit au trait, une chaumière et trois figures; à droite dans la marge, on lit : Hélène; au-dessous : Dédié à ma femme y n<* 85 ;

Z^ Esquisse d'un tableau du Guerchin, représentant deux femmes, un enfant et un homme du peuple; fond sale, quelques ombres en manière noire en bas : c Guercino da Centa ) ;

4<> Une tète d'apètre, quelques ombres sales en manière noire ; à gauche dans l'encadrement : c Léonard de Vinci ; > à droite dans la marge : Dédié à M. Hazard. De la col» lection du prince Charles de Ligne;

S** Un homme couché qui sonne de la conque marine;

un autre homme debout. Épreuves sans encadrement et sans monogramme ; au bas : c Guercino da Genta > ;

6^ Épreuve de la même gravure avec encadrement et monogramme ;

T"* Épreuve idem, avec une hachure qui coupe l'encadrement à droite ;

S*^ Une tète de vieille en médaillon, tournée à gauche du spectateur; en haut : Dédié à ma femme;

9* Épreuve retouchée, point de millésime ;

iO<* Une tête d'homme dirigée vers la droite et coiffée d'un bonnet ; ombres noires et sales ; en haut, dans le coin à droite : c Alolidor. f. > ;

11* Épreuve moins barbouillée sous le n* 5 ;

12* Paysage oblong de la grandeur du nH ; au fond, un clocher; à droite, un bouquet d'arbres; sur le premier plan, trois hommes dont l'un fait tenir un chapeau à un chien ; dans la marge : c Guercino da Genta > ;

13* Deux têtes en rouge, dans deux médaillons en forme de baisoir ; au bas : c Annibal Carrache dèl. De la collection du prince Gharles de Ligne ; » cette légende est en lettres bien formées, ce qui ne s'observe pas dans les autres ;

14* Une tête de femme tournée vers la droite ; elle respire un lys qu'elle élève jusqu'à la hauteur du nés (d'après le Guerchin). Toutes ces gravures, excepté Je m 5, portent le monogramme de l'auteur.

Elles sont à la Bibliothèque royale de Bruxelles S

Il faut encore ajouter six gravures d'après les dessins in 8* de Jean-Ghrétien Brand, peintre viennois, gravées

1. Voir Brulliot, Dictionnaire des monogrammes, i^ partie, p. 173, qui donne les quatre monogrammes du prince Gharles de Ligne*

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par le prince Charles et qui ne sont pas les eaux-fortes dont parle BrulHot. Ces dessins sont minntieasement dé* crits dans le catalogae de la collection du prince, dressé par Bartsch (page 171). Plus un grand dessin du Guerchin qui représente deux jeunes gens, cachés derrière uu bocage et épiant deux filles qui vont se baigner. Gela porte à vingt-sept le nombre des gravures du prince Charles connues jusqu'ici, y compris les six eaux-fortes indiquées par BruUiot.

Nous donnons ici le détail complet delà cérémonie dans laquelle le prince Charles représenta l'empereur François II, d'après la brochure rarissime qui nous a été communiquée par M. Deviller, archiviste de Mons* Cette cérémonie, instituée par Charles-Quint, avait été abolie par Joseph II ; cette suppression fut une des principales causes de la révolte du Hainaut à l'époque de l'insurrection des Flandres en 1787. Léopold la rétablit, et François II fut le dernier empereur d'Autriche qui la célébra. Elle emprunte à ces circonstances un intérêt historique particulier.

DIRECTION POUR LA SOLENNITÉ DE L'INAUGURA- TION DE SA MAJESTÉ LE ROI DE HONGRIE ET DE BOHÊME, FRANÇOIS I*', COMME COMTE DE HAINAU, FIXÉE AU 11 JUIN 1792.

Le dit jour 11, à sept heures et demie du matin, la so« lennité s'annonce au peuple par le son de la grosse cloche et du carillon.

A 8 heures. Messieurs les Magistrats en robe se ren-

472 APPEMDIGIS.

dent de l'hôtel de ville à l'église de S^ Waudru, pour receToir, des Dames du Chapitre, la châsse des Reliques et le Chef de leur Patrone, qu'ils accompagnent jusques sur le Théâtre placé pour la solennité sur la grand'place.

A 8 heures et demie, on sort de Téglise, au son de la grosse cloche et du carillon, dans Tordre suivant :

1 . Les Curés et les Vicaires des Paroisses de la ville, tous en chape, précédés des bannières et Bedeau de S^ Waudru.

2. Les Prévôt, Doyen et Chanoines de S' Germain et leurs Vicaires, tous en chape, précédés de leur Bedeau.

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