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en trois, donne pour chaque assise o'",45^. Je prends Touverture du soupirail dans la seconde assise, j'entaille la troisième de o™, 10*^ par un chanfrein, pour prendre du jour, ainsi que nous Pindique la face extérieure M, et la coupe. Je taille la première assise en retraite à 46% comme il est tracé en I, en laissant un tableau a de o™,2 5% ainsi que vous le voyez sur le plan. Puis, en arrière de ce tableau, je pose un linteau avec un chanfrein de même , comme il est tracé en O, et j'ai le soin de laisser en b deux feuillures de o™,o5*', pour poser des châssis ou grilles si Ton veut. Du fond de ces feuillures, j'ébrase le soupirail, qui n'a que o"',8o'^ d'ouverture à l'extérieur, jusqu'à i"',oo. Je trace en coupe une ligne inclinée m nk o™,2o^ au-dessus du linteau O, lesquels o™,2o*^ seront la flèche de l'arc du voûtain qui pénétrera dans le berceau et dont la courbe en projection horizontale donnera le tracé X. Ainsi, cet arc X recevra la poussée des claveaux du berceau et la reportera sur les deux joues P. Le père Branchu n'aura qu'à tracer cette courbe X sur les couchis des cintres pour former son voûtain. »
Il n'était pas bien certain que Paul saisît parfaitement cette explication répétée plusieurs fois, et il ne la comprit parfaitement que quand il vit le père Branchu maçonner les soupiraux et que ceux-ci apparurent décintrés (fig. 27).
« Je vous sauve les difficultés, » dit le grand cousin, qui voyait bien que Paul comprenait difficilement la construction des caves, « car la structure des voûtes, de leurs pénétrations, est une affaire qui demande d'assez longues études. Nous n'avons fait que des berceaux simples, et vous remarquerez que les portes des caves donnent toutes dans des tympans et non sur des murs recevant des retombées de voûtes. Avec les difficultés j^évite aussi des dépenses inutiles. Nous poserons de la pierre dure en soubassement, mais vous remarquerez que, sauf dans les angles et pour les soupiraux, elle n'est qu'en revêtement, ne fait pas parpaing,
c'est-à-dire ne prend pas toute Tépaisseur du mur. Nous avons d'excellent moellon, qui, avec le bon mortier que nous employons, est plus résistant qu'il n'est nécessaire pour porter deux étages et un comble. En laissant ce moellon former des harpes saillies à rintérieur, nous les relions mieux aux
reins des berceaux (fig. 28), et nous économisons ainsi la pierre de taille. En élévation, au-dessus du soubassement, V ^us verrez encore comme on peut, quand on veut, épargner la pierre de taille, tout en faisant d'excellentes constructions. Nous trouvons d'ailleurs sur les plateaux environnants, des bancs minces de calcaire, qui se délitent
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régulièrement suivant une hauteur de o™,i 5*^ à o"',2o*'et qui sont excellents pour faire du moellon smillé. Nous appelons moellon smillé ou piqué, celui que Ton pose avec parements vus, lits et joints taillés d^une façon quelque peu rustique. Derrière ce moellon parementé qui donne un petit appareil agréable à Toeil, et dont la rusticité contraste avec la pureté de la pierre de taille, on pose du moellon ordinaire.
Ainsi obtient-on, dans les contrées où ce moellon se tiouve naturellement en carrière, des maçonneries peu dispendieuses. Mais il est puéril de s'amuser à poser du moellon piqué là où la pierre de taille tendre abonde et où il la faut débiter en petits morceaux pour obtenir cette apparence. Vous comprenez que ce n'est pas procéder suivant le sens commun, de s'amuser à couper en petits morceaux de gros blocs de pierre, et que quand les carrières ne donnent que de ceux-
là, il est raisonnable de les employer en raison de leurs dimensions et de conformer la construction à la nature et à la hauteur de ces pierres. Ici nous avons, quand nous voulons les demander, de gros blocs, mais ils ne sont pas communs. Nous devons donc nous en tenir, autant que possible, à la qualité des matériaux que le sol nous fournit en abondance. »
L'égout était fait, les voûtes se fermaient ; les descentes décavés étaient posées*, le soubassement s'élevait à plus d'un mètre au-dessus du sol. Il fallait songer à l'étude des détails des élévations. Celle sur le jardin n'était projetée qu'en croquis. Paul espérait qu'elle aurait un aspect plus régulier que n'avait celle sur l'entrée. Il en fit l'observation, car M. Paul avait vu dans les environs de Paris quantité de maisons de campagne qui lui semblaient ravissantes, avec leurs quatre poivrières aux angles, leur porche bien au milieu de la façade, et leurs crêtes en zinc sur le faîtage. Il avait trop bonne opinion du savoir du grand cousin pour se permettre de critiquer ia façade de la maison de sa sœur, ainsi qu'elle était projetée du côté de l'entrée*, mais dans son for intérieur, il eût préféré quelque chose de plus conforme aux lois de la symétrie. Ces baies de toutes formes et dimensions choquaient quelque peu son goût. Lorsque la façade sur le jardin (fig. 29) fut tracée, façade qui, cette fois, présentait un aspect symétrique, Paul déclara en être satisfait, et le soir, la famille étant réunie, il demanda pourquoi la façade du côté de l'entrée ne donnait pas les dispositions symétriques qui le charmaient du côté du jardin. « Parce que, répondit le grand cousin, le plan nous donne, du côté du jardin, des pièces en pendant, dont les dimensions sont pareilles et la destination équivalente, tandis que du côté de l'entrée nous avons, juxtaposés, des services très-différents. Vous soulevez là, petit cousin, une grosse question. Deux méthodes sont à suivre.... Ou bien
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VOUS projetez une boîte architectonique symétrique, dans laquelle vous cherchez, du mieux que vous pouvez, à distribuer les services nécessaires à une habitation.... Ou bien vous disposez ces services en plan, suivant leur importance, leur place relative et les rapports à établir entre eux, et vous élevez la boîte en raison de ces services sans vous préoccuper d'obtenir un aspect symétrique. Lorsqu'il s'agit d'élever un monument dont l'aspect extérieur devra conserver une grande unité, il est bon de chercher à satisfaire aux règles de la symétrie et de faire que cet édifice n'ait pas l'air d'avoir été bâti de pièces et de morceaux. Dans une habitation privée, la règle impérieuse est de satisfaire d'abord aux besoins de ses habitants et de ne pas faire de dépenses inutiles. Les habitations des anciens, non plus que celles du moyen âge, ne sont symétriques. La S3^métrie appliquée quand même à l'architecture privée est une invention moderne, une question de vanité, une fausse interprétation des règles suivies aux belles époques de l'art. Les maisons de Pompéi ne sont point symétriques *, la maison de campagne, la villa dont Pline nous a laissé une description complète, ne donnait pas un ensemble symétrique. Les châteaux, manoirs et maisons élevés pendant le moyen âge ne sont rien moins que symétriques. Enfin en Angleterre, en Hollande, en Suède, en Hanovre et dans une bonne partie de l'Allemagne, vous pourrez visiter quantité d'habitations merveilleusement appropriées aux besoins de leurs hôtes, qui sont construites sans souci de la symétrie , mais qui n'en sont pas moins fort commodes et gracieuses d'aspect , par cela même qu'elles indiquent clairement leur destination.
« Je sais qu'il est bon nombre de personnes très-disposées à souffrir une gêne de chaque jour pour avoir le vain plaisir de montrer au dehors des façades régulières et monumentales* mais je crois que madame votre sœur n'est point de ces personnes-là, et c'est pourquoi je n'ai pas hé-
site à procéder suivant ce que je crois être la L i du sens commun, lorsque nous avons fait les projets de son habitation. Avec son sourire tranquille et un peu ironique, je la vois me demander :
« Pourquoi donc, cher cousin, m^avez-vous percé dans c:tte petite pièce une si grande fenêtre ? Il faudra en boucher la moitié.... » Ou : « Pourquoi ne m'avez- vous pas ouvert une baie de ce côté, où la vue est si jolie ?...»
<( Si je lui répondais que c'a été pour satisfaire aux règles de la symétrie, son sourire pourrait bien passer au rire le plus franc et, in petto, peut-être penserait-elle que monsieur son cousin est un sot avec ses lois de symétrie.
— Hélas! dit M. de Gandclau, ils sont trop nombreux dans notre pays ceux qui font avant tout passer les questions de vanité, et c^est bien une des causes de nos malheurs. Paraître est la grosse affaire, et tel petit bourgeois retiré qui se fait bâtir une maison de campagne, veut avoir ses tourelles régulièrement disposées aux angles d'un bâtiment symétrique, mais dans lequel il est fort mal logé, et entend-il qu'on appellera cette bâtisse incommode.... le château^ et sacrifiera-t-il le bien-être intérieur à la satisfaction de montrer au dehors de mauvaises sculptures de plâtre, des ornements de zinc sur les toits et quantité de colifichets que tous les printemps il faudra remettre à neuf. Faites-nous donc, cher cousin, une bonne maison, bien abritée contre le soleil et la pluie, bien sèche en dedans, et où rien ne soit donné à ce luxe de mauvais aloi, mille fois plus offensant encore dans nos campagnes qu'il ne Test à la ville. »
LA CONSTRUCTION EN ÉLÉVATION