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■I. l'ilraniuii, éclilimi du Uàk, fol. 107J.
n'I du saim-siés,'e. Il voulait que le i'ape liabitAt Home,
e( qu'un autre, wil l'Empereur, snil lt> |n'ii|ili;, commandât pour lui. La venue de Charles en Italie déconcerta toutes ces iht^orios. C'était tint; menace adressée ù Ions ceux qui auraient voulu troubler io Papa dans l'exercice do son autorité.
Le jour de la Toussaint, l'impératrice Isabelle fut couronna solennellement dans l'éi;Hse de Saint-Pierre. En fin, l'Empereur ayant terminé toutes les affaires qui l'avaient amené à Rome, en sortit à la lin de l'année. Il prit la roule de Sienne, où des troubles venaient d'éclater.
Les nobles s'étaient relires dans leurs châteaux. les avaient forliliés, et de là ils faisaient tous les jours des courses sur le territoire de Sienne, le ravageaient, empêchaient les convois d'arriver dans la ville et affamaient le peuple. Charles IV pouvait les attaquer dans leurs repaires et les exterminer. Il aima mieux négocier, e(,amena les nobles et le peuple à conclure une trêve qui ne fut pas longtemps fardée.
Cependant Charles commandait toujours dans Sienne. Malatesta le Hongrois et la puissante famille des Salituneni gouvernaient en son nom, au grand déplaisir des nobles et du peuple. Le tnécon lentement était à son
grande place de Sienne et se préparait à attaquer l'Ein poil avait réuni à la hâte, trois mille cavaliers ; il se mil à leur lêle et voulut dissiper les rassemblements. Le peuple exaspéré résista et combattit vaillamment, line lutte terrible s'engagea dans les rues de Sienne. Le combat dura sept heures. Il y eut de part et d'autre beaucoup de mûris et de blessés. ,\ la fin, la victoire resta au peuple. Malatesta et les Salimbeni forent obligés de sortir de Sienne.
HISTOIRE 0*URBA!!l V. fi 05
L'Empereur se réfugia dans sou palais avec ses troupes et s'y retrancha. Sa position était critique. Celle, des Siennois ne l'était pas moins, leur prisonnier étant encore assez puissant pour leur Taire beaucoup de mal. L'intérêt mutuel, qui est l'aine de tous les traités, poussa les Viennois et l'Empereur à faire la paix. L'Empereur pardonna aux Siennois, confirma tous leurs privilèges et quitta leur ville. [)e leur coté, les Siennoîs payèrent à l'Empereur, qui aimait l'argent, la somme de 5,000 tlorins. Ils s'engagèrent do plus a lui en donner encore 15,000 en trois payements. On fut satisfait de part et d'autre, ce qui est rare dans les traités de paix.
Charles marcha sur Lucques. Il eut de graves démêlés avec les habitants, qui calmèrent sa colère en lui payant 50,01)0 tlorins. Quand les Lucquoîs le virent si âpre au gain, ils ajoutèrent à celle somme 15,000 tlorins à la condition qu'il les délivrerait du joug <li's l'isans. Ce jongleur
l.ucqties ej] ville conquise, soit, ee qui est plus probable, que les Lucquoîs, avec la jalousie des villes italiennes du moyen âge, n'aient pu supporter l'autorité d'une cité rivale. Charles leur accorda ce qu'ils voulaient, 11 détacha Lucques i't son territoire de la république du Pise.
Après cet exploit, il menaça Florence pour en tirer de l'argent. Florence paya, et l'Empereur la laissa en paix1. Il retourna en Allemagne par lîolognc et Ferrare, emportant de grandes sommes d'argent qu'il avait extorquées aux villes de l'Italie par îles moyens plus dignes d'un condottiere que d'un empereur. On disait dans toute l'Italie qu'il avait mené avec lui, au lieu des aigles impériales, des harpies qui pillaient tout5.
Ainsi fut terminée celte campagne qui pouvait être si