Viole
les procédures'. Celte affaire traîna en longueur. Mais les peuples unirent dans leur vénération le eulie do sainte Delphine à celui de son époux, et, comme l'un el l'autre appartenaient an troisième ordre de saint François, les Frères Mineurs ont célébré le même jour la fête de saint F.lzêar ri erlle de saiuli' l>elpliine. Les Papes approuvèrent plus tard ce culte.
Tandis qu'il inscrivait dans ie catalogue des saints le comte de Sabrai), l rbain V approuvait le nouvel institut qu'avait fondé une femme venue à Rome du fond delà Suède, sainte Brigitte. Son histoire est trop mêlée à celle d'Urbain V pour qu'on puisse l;i passer sous silence.
Femme unique dans les annales de l'Eglise, sainte llrigitle avait reçu de Dieu un cœur mâle et capable des plus grands desseins. Elle fut l'instrument dont le ciel se servit pour réformer les mœurs dans le siècle le plus corrompu qu'ait vu l'Église. Elle aida puissamment les deux Pontifes Urbain V et Grégoire M dans leurs projets de réforme, et plus d'une fois elle leur donna de sages conseils. Elle fut
roninir une prople 'l-'sse saseiov de ilirii pour iusl niire le* peuples, les réveiller de leur assoupissement, les effrayer par la crainte du sombre avenir dont elle soulevait le voile. Ferme et austère, elle ne présenic dans ses écrits que des images terribles. On pourrait l'appeler le Jérémie du quatorzième siècle.
Elle sortait de la famille des rois de Suède. Elle naquit en 1304. Dieu lit un miracle pour la sauver quand elle était encore dans le sein de sa mère. Sa mère voyageait
si!:' nier, i.e navire qui l.i pirl.iii fin ass:îihi par tmo violente tempête et alla se briser sur un rocher. La plupart des voyageurs périrent. Mais la mère de llrigille écliappa au naufrage. Elle se trouva sur le rivage sans s'expliquer comment. Le ciel le lui révéla la nuit suivante. Lne