I. Régeil*, t. II
HISTOIRE D'URBAIN V. 411 daine révolue d'Imbus élinn'Iants de blancheur lui apparut et lui dit : « Si in os été sauvée du nauiïa;;f>, lu ie dois à « l'enfant que lu portes. Élève-le dans l'amour de Dieu; n c'est Dieu qui te l'a donné. » A l'âge de sept ans, Brigitte vit un jour devant son lit un autel, et sur l'autel la tressainte Vierge assise et jetant autour d'elle un éclat céleste. Notre-Dame tenait aux mains une couronne. Elle dità l'enfant : o Brigitte, viens ici. a Brigitte courut à l'autel. « Veux-tu, lui dit la Mère de Dieu, veux-tu cette cou- « roime? » Et comme l'enfant répondit affirmativement, elle lui en ceignit le front, et ta vision disparut.
A l'ùgc de douze ans, Hrigilte eut la douleur de perdre sa more. Une de ses tante» la ri'cueillii dans sa maison. Sa tante entra une fois pendant la nuit dans sa chambre. Elle la trouva prosternée à terre devant une croix. Elle trouva mauvais qu'elle eut ainsi quitté sou lit, voulut la punir et fit apporter des versos pour la battre. .Mais à
mesure qu'elle frappait, les vt
rges s'en alla
ceaux. Pleine de frayeur, elle
dit à l'enfant
: « Brigitte,
« qu'avez-vous fait? vous aun
« magiques? a La jeune lille s
émit à pleure
r et répondit.
à celle qui lui tenait lieu de m
ère : « Ma boi
me dame, je
« suis descendue de mon lit pu
ur louer celui
qui ne cesse
ic de me venir en aide. — t
t qui est cet
homme? —
« C'est le crucifié que j'ai vu il y a quelque temps. » Celte réponse calma sa tante, qui l'aima de pins i'ti plus. L'année suivante, Brigitte épousa un jeune seigneur. Lifo. Elle eût préféré garder la virginité. Mais elle ne voulut pas contrarier les plans de sa famille, ei donna comme à regret son consentement à cette union. Les deux époux gardèrent la cliasteté pétulant deux ans. Ils eurent ensuite plusieurs enfants, entre autres sainte Catherine de Suède.
Eu 1344, Brigitte resta veuve. L'Époux célaste, qui voulait seul avoir son coeur, la sépara de celui qu'elle aimait et se communiqua a elle avec pins d'intimité. Pleine do mé-
histoire n'cnnit* v.
pris pour les choses de la terre, elle renonça à ses biens, à sa pairie, a tout, pour ne s'occuper qttn deschoses de Dieu. Obéissant à l'inspiration divine, elle vini à Rome lieux ans après avoir perdu son époux. Elle y demeura jusqu'à s;: mort, arrivée en 1373.
La prière, le soin de ses enfants, la visite des basiliques et des lieux consacrés par le sans des martyrs, occupaient tout son temps. C'est à Rome qu'elle reçut In plupart des faveurs spirituelles qui ont illustré sn vie. Un jour qu'elle était allée à Saint-Paul-bors-les-Murs, comme elle priait avec ferveur devant le >:nin!i\ qui est dans l'une des chapelles do transept, l'image sainte parut s'animer cl lui adressa la parole.
Pendant le jubile" de 1350, Rome était au pouvoir de quelques misérables qui se livraient à tous les ejtc&s, comptant sur l'impunité de leurs crimes. Les femmes ne pouvaient sortir de leurs maisons. Sainte lirigitte défendit à sainte Catherine, qui él:iit fort belle, d'aller au* basiliques sans une nombreuse compagnie. La jeune tille eu ressentit une vive douleur et regretta sa patrie. Pour la consoler, sa mère lui permit d'aller à Suint-Sébastien avec quelques dames romaines gagner l'indulgence du jubilé. Cn seigneur romain, qui avait conçu une vive passion pour Catherine et voulait l'enlever, se cacha dans les vignes qui bordent la voie Appienne, et l'attendit avec les hommes de sa suite. Mais au moment où Catherine approchait, line biche se présenta tout à coup au milieu du chemin. Les compagnons du comte se mirent aussitôt à sa poursuite, et Catherine leur «happa, line autre fois, le jour de Saint- Laurent, le comte alla se mettre en embuscade pendant la nuit auprès de l'église de Sa i ni -La urent-hors-l es-Mors où Catherine devait se rendre. Au point du jour, Catherine sortit de Home avec sa mère et passa devant le comte qui ne l'aperçut point. Dieu l'avait frappé de cécité. Il reconnut son crime, en demanda pardon à sainte Brigitte qui le