lïnyimWi
On dressa une formule de profession de fui que l'empereur
Ce grand acte accompli , le Pape admit l'empereur à la communion cailioliquc, ci le dimanche suivant, 21 octobre, Urbain Y étant sorti du Vatican vint s'asseoir sur le trône qu'on lui avait préparé au haut de l'escalier qui menait au portique de Saint- Pierre. Il était revêtu de tous les insignes du pontificat. Les cardinaux et les évêques environnaient son irùne. Jenn Paléologue se prosterna trois luis, suivant l'usât'. devint II1 l'otilifc. Lnliu, s'étani relevé, il fut admis au baiser des pieds sacrés, de la main et de la bouche. Le Pape le prit ensuite par la main et tous les deux entrèrent dans la basilique au chant de l'hymne ambrosienne. Le Pape célébra la messe. L'empereur y assista avec beaucoup de piété et renouvela, pendant le saint sacrifice, la profession de foi qu'il avait déjà faite, déclarant que le Saint-Esprit procédait du Père et du Fils, que le Pontife romain était le chef de tous les catholiques
Cet acte combla ie Pape de joie. M y vil une garantie pour l'avenir. Il crut que les Grecs et les Latins, unis par la même foi, ne formeraient à l'avenir qu'un seul peuple et s'uniraient contre l'ennemi commun. Il exprima sa joie dans une lettre encyclique qu'il adressa à tout le monde chrétien.
La république de Venise possédait l'Ile de Candie et d'autres points importants dans l'Orient. Ses floues alimentaient Constnntinople et pouvaient être d'un grand secours à l'empereur. Urbain V écrivit à- André Contarini pour l'engager à secourir Jean Paléologue contre les Turcs qui menaçaient l'existence de l'empire. Dans cette belle lettre, il peint Jean Paléologue comme un autre Constantin dont la conversion peut avoir des résultais immenses.
t. Ua. 4.iïii.
« Nous espérons, dit-il, qu'a l'exemple de Constantin, dont la conversion amena celle d'un peviple innombrable, Jean Paléologuu, par son exemple et ses exhorta lions, ramènera au bercail du Seigneur un peuple infini qui est retenu dans le schisme et imbu des erreurs des Grecs'. »
Jean Paléologue étant sur le point de reprendre la routa <ie Constantinople, Urbain .V eut la pensée de lui donner les compagnies de routiers qui ravageaient l'Italie. Hais leur chef, Jean Hawkwood, ne voulut pas y consenlir. Les routiers préférèrent la proie facile que les villes d'Italie leur offraient aux chances périlleuses des combats qu'il iuiidr;i:[ liviv;-;! un ■T.iu-ini lon^ii'iii;).- i ii-i;sri''iix.
Cependant Jean Paldologue put, avec l'aide d'Urbain V, réunir quelques soldais et former un petit corps d'armée qu'il s'apprêta à transporter en Orient. Le l'ape demanda à la reine Jeanne, pour l'empueur et Sun armée, le passage sur ses terres. Ensuite il le recommanda au roi de Hongrie et pria ce prince de voler à sa défense avec l'armée qu'il avait réunie. Jean Paléologue quitta Home fort content du Pape et des srnnirs qu'il en avait reçus.
Les Grecs fuivni ion dus de la Im'nvi.'il lance du Pontife. Ils ouvrirent les veux à la vérité, reconnurent que leur salut ne pouvait venir que de Home, que. parmi tous les princes de l'Occident, le l'ape était le seul qui pouvait conjurer la ruine de l'empire. Ils revinrent en foule a l'unité'. 11 est probable que la nation entière eût abjuré !c schisme si Jean Pale'ologue avait persévéré dans la vraie foi. Urbain V encouragea toute la nation à renoncer au schisme dans une lettre qu'il lui écrivit de Home lu 8 mars 1370. Après avoir retracé la joie que la conversion de Jean l'aléologne a causée à son âme, il s'écrie : « Oh ! si [lieu nous accordait celte grâce, que sons notre pontifical
l. it-iyiuUi,
i|2I( R1ST0IBE d'uHHAIN V.
I'I'^'IIm- latine l'I l'K^lïçi.' orientale pussent se réunir, après avuir l'iii si li-.iijMiip; ^parées, nnns frimerions volontiers nos youx à la lumière et nous dirions avec le saint
serviteur ; enr mes yeux ont vu votre saint'. »
Pour achever l'œuvre de l'union, on avait propsé au Pape ta convocalion d'un nouveau concile (rcuménique. Urbain V avait trop de sagesse' pour employer ce moyen. Les temps étaient dillicilrs, les roules peu sûres, les évêqoes pouvaient dillicilemeiit ri il reprendre de longs
ne voulait pas qu'on remit en question et qu'on discutai dans une assemblée ce qui avait été décidé tant de fois dans les conciles précédents. Si des hommes réfléchis viennent à concevoir des doutes, il les étirage à faire le voyage de Honte et à venir proposer au saint-siège les questions qui peuvent les arrêter
'lotit l'Orient s'ébranlait à l'exemple des Grecs. Le patriarche des Nestoriens, Uarauze, vint de Mossoul à Home. Le Pape l'accueillit avec sa bienveillance accoutumée, l'instruisit, le sacra et le renvoya aux siens. La veuve d'Alexandre, prince du Yaladiie, engagea sa lille, l'impératrice des Bulgares, à huiler son exemple. L'Ile envoya plusieurs calices eu or à Urbain V, qui lui écrivit pour la remercier du don qu'elle lui faisait et l'exhorter à ramener à la vraie foi une autre de ses Biles qui était reine de Servie. Le prince de Moldavie Latzko rentra aussi dans le giron de l'Église. J'utir amener la conversion de son peuple, il pria le Pape du faire de tuule la Moldavie un diocèse qui serait détaché du dincèse d'Ilalicz, en l'aligne, et d'ériger le siège ëpiscnpal à Ceré. oit déjà était un évêquuschismatiqtie. Urbain V accéda volontiers à ces pieux désirs. Il