I. Bain», Qualrièm» vit d'Urbain V
ï. Ciaccouius.
JS4 II1ST0I HK d'urbain V.
de faire publier contre eux une croisade dans la Romague, el d'enrôler sous les drapeaux de l'Église tous ceux qui se présenteraient. Quand sou frère Anglic, revenu à Bologne, lui eut envoyé des renforts, il lit prendre à ses troupes l'offensive contre les Pérusins, mais il eut de la peine a les réduire. Barnabo, la république de Venise, celle de Florence, les Romains eiix-inrinos les encourageaient à la résistance et leur faisaient passer de l'argent. Les Florentins leur envoyèrent quinze mille florins d'or Mais Urbain V n'était pas homme à ûYchir devant les rebelles; il mit tout en œuvre pour les réduire, il lança contre eux une sentence d'excommunication le 22 mai 1370 leur ôla tous leurs privilèges, les rendit incapables, eux et leurs descendants jusqu'à la quatrième génération, de toute charge, honneur et dignité. Enfin, il décerna contre eux les mêmes peines dont il avait frappé li'S grandes compagnies. Ses troupes étant insuffisantes pour s'emparer de Poreuse, il voulut réduire par la famine la cité rebelle ; les convois de vivres qui alimentaient Pérouse furent interceptés. BientÛt les habitants furent en proie aux horreurs de la faim, el, contraints par la nécessité, ils firent leur soumission le h août de la même année, lorsque Urbain V réfléchissant à l'ingratitude de son peuple, aux dangers qui menaçaient le saint-siége en Italie, s'était décidé à repasser les mers et l'avait annoncé au monde Au reste, cette soumission fut illusoire. Les Pérusins ne furent domptés que sous le successeur d'Urbain V, le pape Grégoire XI, qui parvint à étouffer la rébellion et nomma légal à Pérouse, pour régir cette ville au nom du saintsiége, le cardinal de Cabassole