I. Amuiiralw
l'Empire à San-Miniato et qu'ainsi son devoir l'obligeait à prendre la défense de celle place '. Mais avant de déclarer la guerre aux Florentins, il leur envoya une ambassade et tes pria de lever le si^c de San-Miniat", Les Florentins s'étonnèrent à bon droit que Barnabo se déclarât contre eux, quand la république était restée lidèU'; à son alliance et n'avait pas voulu accéder à la Italie du Pape et de l'Empereur. Us ajoutèrent qu'au reste, ils étaient disposés à repousser la force par la force, si Barnabo commençait la guerre.
Les Florentins comprirent, mais trop lard, que leurs intëïéls n'élaient pas séparés de ceux de l'Église, que les ennemis de l'Église étaient leurs ennemis naturels, qu'enfin ils avaient commis une faute grave lorsqu'ils avaient refusé d'entrer dans I» ligue qu'Urbain V leur avait proposée à Viterbe. Les menaces de Barnabo leur ouvrirent les yeux, et ce que la raison ne leur avait pu démontrer, leur était révélé par le danger qui les menaçait. Ils envoyèrent
anssih'ii ■ iituba-w.di: à ['riiaiii V piiur lui proposer une
nouvelle ligue contre lîarriabe. I rbain V accéda généreusement aux désirs des Florentins, et pria son frère Anglic de dresser les articles du traité. Tous les pelits princes d'Italie se hâtèrent d'entrer dans la nouvelle ligue, qui fut conclue le 31 octobre 13611'. Le Pape, Nicolas d'Esté, seigneur de Ferrare, Louis et Feltriuode Gonzague, seigneurs de Mantoue, François de Carrare, seigneur do Padoue, les républiques de Florence, de Pise et do Lucqucs ainsi que la cité de Bologne étaient membres de la ligue. Nicolas d'Esté en fut le chef.
Urbain V fournit des troupes aux Florentins Barnabo,
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irrité, rappela Jean Hawkwood, qu'il avait envoyé au secours de Pérouse, et lui ordonna d'aller faire lever le siège de San-Miniato '. Bientôt l'armée des Florentins et celle de Barnabo furent en présence. Jean Malatacca. général des Florentins, ne jugea pas à propos d'accepter la bataille que Jean Hawkwood lui présentait. Il voulait fatiguer un ennemi qui, vivant de pillage, ne pouvait rester longtemps dans le même pays. Les Florentins s'indignèrent de son inaction, l'ace usinât de lâcheté, et lui ordonnèrent de livrer bataille sur-le-champ. Jean Malataeca se résigna, obéit aux ordres de la lié publique, et mena ses troupes au-devant de Jean Hawkwood. La bataille fut livrée dans la plaine de Pontedera, entre Pise et San-Miniato, le 8 septembre 13Û9. La victoire ne fut pas favorable aux Florentins. Leur armée fut mise en complote déroule. Leur général fui pris. Jean Hawkwood vint en personne apprendre aux Florentins leur défaite. 11 parut sous les murs de Florence avec l'année vif irinVusH et ravagea tous les alentours *.
La nouvelle de cette défaite remplit d'amertume le cœur d'Urbain V. Pourtant il ne si> laissa pas abattre. Il encouragea les habitants de Florence à continuer le siège de San-Miniato, ce qu'ils firent en effet. De plus, il ordonna au cardinal Aisrelîn, qui était recteur thi patrimoine de Saint-Pierre et du duché de Spolèle, d'amener au secours des Florentins toutes les troupes qui étaient sous ses ordres. Ainsi se montrait-il fidèle à ses alliés quand la forlune leur était contraire
L'incendie alUmu; en lacune pc communiqua au Montferrat et au Piémont, et bientôt toute l'Halte fut en feu. Le Bis du roi d'Angleterre, Lyonnel, était mort un an après son mariage avec la fille de Galéas. Son intendant refusa