Rtgntt, 1. VIII, fol
■1. Ibid., loi 105.
UISTOIRB D'URBAIN V.
vain qu'au mois d'août suivant Urbain V lui envoya l'archevêque d'Ail en qualité d'intcrnonce pour l'engager à venir, il no put le décider à quitter la Hongrie.
Que faire? Urbain V n'était pas asse? fort pour se défendre contro les Ilots d'ennemis qui allaient envahir l'État romain. Il ne pouvait compter sur personne. Les princes, les peuples, les événements, tout se prononçait contre lut. Rester en Italie, c'était s'exposer aux plus grands dangers, c'était compromettre la vie des cardinaux et jeter l'Église dans un abîme. Urbain V sentait la vie l'abandonner. II avait déjà couru des risques dans la maladie qu'il fit à Rome. Il était en proie aux douleurs d'une maladie qui laisse peu d'espoir, la pierre. S'il était mort à Home, au milieu des troubles, on eut vu sans doute le conclave envahi par un peuple irrité, une élection tumultueuse, un schisme pareil a celui qui éclata à la mort de Grégoire XI. Urbain V redouta ces malheurs, et pour les conjurer, après
vail le faire un Pontife aussi saint, sur le parti qu'il devait prendre-, il prit la résolulion d'imiter l'exemple de ses prédécesseurs qui allèrent chercher loin de Home un asile; il tourna ses yeux vers la France et Avignon.
Il ordonna, le 1" mars 1300, ù son frère Anglic de faire une paix quelconque avec Earnabo, ce qui eut lieu en effet.
Cependant il gardait un secret inviolable, craignant que les Romains n'employassent ia violence pour le retenir, ce qu'ils n'auraient pas manqué de faire, sans les précautions infinies que prit le Pontife.
Les historiens oot, pour la plupart, condamné la conduite du Pape Urbain V. Us uns disaient qu'il avait cédé à un désir trop vif de revoir le sol natal, Italix salietas aut Galliarwn affectif). Les autres pensaient qu'il avait un carac-