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2. Ce fui, croynn»-iious, 1 In tin dn l'inuifo 13j". Ou no peut supposer que Guillaume dn Cri moai-d fui S In fois vicaire tOn.Tal do l'inique d'Unes et ahbe di' Saiin-Oriiuiri il 'Ami' rte. Les c hunos ci tsos dnn» la Callia Chrhtiomi (mil foi i|iii' (iiiilljuiin.- fat virai re général de Pierre d 'Ai endeuille. év,Vpic AVim. Or. il psi reruiin rfiio le mémo Pierre dAigrefruille fut inuisIKn! [le Vendu a Liés en 1:157. Ualuzo
légat du l'apo Clément VI en Julie, en 1312, qu'il sinon même en wlto
celte cllBIlo le litre li'.ilil»' d'Auvare. mai» l'aliliave lie Snim-ilt'rilijiil d'Auierre eiail alnrs umip.'-i' par i! [ i 1 1 1 1 ^ de Cliilry. i[ui muiirm cil
Marthe. 11 faul en conclure quii la rharlc citée par Uahire n'esl pas authentique.
IIIST0I11E d'urbain V.
quand les risics du saint pontife y Turent apportés de lla-
La reine sainte Chlotilde fit bâtir un vaste monastère à coté de l'église. Les clercs et les religieux y vinrent en foule puiser la science ( cclésiasliqur. Oïl y comptait, an iv siùcUplus de cinq mille étudiants. De cette école célèbre sortirent de grands évéques et de pieux abbés. Les mis, les empereurs, les Papes, l'enrichirent comme à l'envi de privilèges, et soumirent à sa juridiction un grand nombre de prieurés et de monastères.
Quand Guillaume de Grimoard devint abhé de Saint- Cermain, le monastère avait perdu son ancienne splendeur. Le nombre des religieux avait décru. Les cloîtres solitaires tombaient en ruine. Le revenu que l'abbaye tirait de ses terres était si faible qu'il no su Disait pas à payer à la chambre apostolique le décime imposé par les Papes d'Avignon. Elle lui devait trois cents florins d'or. Son ancien abbé, devenu Pape, lui fit remise d'une partie do cette somme.
Guillaume de Grimoard eut bientôt fait sortir l'abhayo de ses ruines, si les enircprises audacieuses de l'archevêque de Sens n'étaient venues troubler ses plans de réforme. Ce prélat, d'un caractère, allier, aimait les procès. 11 y avait eu un éclat scandaleux entre lui et lo chapitre de Paris, sur lequel il prétendait un droit de visite. Le chapitre élait sorti victorieux de la lutte, Guillaume de Gnmiiavd venait d'arriver à Auxerrc quand l'archevêque frappa d'un nouvel impôt, sans en avoir le droit, tous les monastères de la province. La plupart se soumirent, craignant la colère d'un prélat dont le crédit auprès du roi égalait la naissance. Guillaume seul résista. Il fit plus, il voulut voir l'archevêque et lui dire les motifs de ce refus. Il plaida la cause do l'abbaye avec tant de force, démontra si bien le droit qu'il avait de résister, que l'archevêque, ne sachant comment repousser les raisons qu'il lui alléguait, s'emporta.
9(1 HISTOlflB p'tiaiAIM V.
Dans sa ci>li»if . i! si- jette sur l'alun1 de Saint-Germain, lu fra[i|ie, lui arrache In barbe avec fureur en lui criant qu'il prélèvera l'impôt nta'ari lui. Oui lia urne, indigné, mais sachant contenir dans son cœur la colère et la vengeance, reproche au prélat soi» crime. .\n lii'u de rougir rie honte, l'archevêque sourit. Il voulut prouver à l'abbé que les petits ni; doivent jamais résister aux grands, fit lui dit avec ironie : « Tu le vengeras de moi quand lu seras Pape. « Guillaume ne put dévorer cet affront qui s'adressait moins a lut qu'à son abbaye et à tout l'ordre sacerdotal outragé dans sa personne p.ir un odieux attentat. Il quitta un monastère qui lui devenait de jour en jour plus cher, et vint implorer la justice du simii-sié^e. Il eut beaucoup de peine à faire admettre sa plainte. La cour romaine faisait face à toutes sortes d'ennemis, en deçà comme au delà des monts. Il parut dangereux de condamner un archevêque soutenu par le roi de France. Innocent VJ lit traîner l'affaire en longueur, et rien ne prouve que le prélat ait reçu un blaine public jusqu'au jour où Guillaume de Grimoard, devenu Pape, l'appela auprès de lui. Opposant a l'ironie de l'archevêque une autre ironie, il lui dit qu'il voulait l'élever en dignité, le priva du plus riche évèché rie franco, et le promut à l'humble patriarcat de Jérusalem. Mais ce n'était là qu'une leçon qu'il voulait donner au prélat. Il se laissa bientôt toucher par les prières du roi de France, et réintégra l'archevêque.
Ce fut sans doute a celte époque que les moines de Cluny, de qui relevait Saint-Germain d'Aiixerrp depuis le Pape Pascal II, touchés dû zèle que montrait Guillaume, le nommèrent leur procureur général près le saint -siège. Mais il ne put exercer longtemps cette charge.
Innocent VI venait d'avoir une preuve du courage et de la prudente de Guillaume. Il le jugea digne de traiter des affaires plus importantes, l-e cardinal Albornos travaillait à la conquête de i'Klai ecclésiastique. Il était en présence
histoire d'uubain v. 91 du plus grand ennemi dp l'Église a cette époque, Barnabo Visr;!ii[i. Hokiyiir assi'irm'-i' par les Milanais allait succomber. Les nouvelles les plus tristes arrivaient lous les jours d'Italie. Innocent VI vont tenter un dernier effort pour ranimer la ligue lombarde, effrayer Barnabo, inspirer du courage au cardinal Albornos lui-même, et il envoie en Italie, comme légat, l'abbé de SainMicrmain. Mais pour comprendre la mission que lui donna Innocent VI, il faut tenir le fil des événements qui s'étaient accomplis en Italie et connaître les hommes avec qui Guillaume va se rencontrer.