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tente un effort suprême, et quand l'Empereur refuse d'écouter sa prière et de venir au secours de Bologne , peutêiro l'ennemi de liarnabo , le marquis de Moniferrat , se montrera dévoué à l'Église, La victoire le favorisait dans sa lutte cou ire (inl^ns Yisojiui. Innocent VI lui écrivit le 3 juillet et le pria de voler au secours de Bologne. Il écrivit aussi au doge de Gênes, Iloccanégru, qui venait de secouer le joug de liarnabo. Enfin, il donna de pleins pouvoirs a Guillaume de Grimoard pour emprunter la somme d'argent nécessaire au cardinal Albornos. Le légat pourra engager tous les biens de l'Église en Italie, ceux des villes, des universités et des monastères, pour un terme aussi long qu'il le jugera convenable.
Les pouvoirs illimités que reçut Guillaume prouvent à la fois la gravité des ciiïoiisi.iuces et lu tonlkmœ que le Pape lui aminbiil. Il fail hhsmimi urs [irép;irali"s de di'p irl , craignant, s'il tarde plus longtemps, que Bologne ne tombe au pouvoir de liarnabo. Mais déjà Bologne était délivrée. Elle dut son salut au cardinal Albornos, qui n'avait pas désespéré île lui-même quund ses alliés l'abandonnaient, et suppléa l'argent et les troupes par les ressources infinies de son esprit.
Galcotio Mala testa, renfermé dans ftncône, fit dire à Jean Bilcggio qui, en l'absence de Barnabo, commandait son armée, qu'il était prêt à trahir Alboinos, Il lui conseillait d'envoyer une partie de ses troupes ravager les alentours do Rimini. Son frère, ajoutait-il, Mal» testa le Hongrois, qui défendait Bologne, ne manquerait pas de sortira la tète de ses troupes pour secourir llimini. O serait le moment favorable pour s'emparer de Bologne. Jean Bilcggio donna dans le piège que lui tendait Albornos. Il divisa son armer, et envoya Ordélaffi à llimini. Or, le jeune Galeotto entrait de nuit avec toutes ses troupes dans Bologne, au milieu d'un profond silence qui ne permit pas aux Bolonais de se douter qu'un secours aussi puissant leur arrivait. Le
lendemain, au point du jour, l'armé pontificale sortit de Bologne ayant à sa tête Fernand Gomez et les deux Malatesta. lille vint prendre l'ennemi en flanc ; puis le peuple de Bologne, nrmé do faux et de bâtons, et poussant de grands cris, se rua sur les Milanais. L'armée de Barnabo, attaquée avec tant de vigueur, n'eut pas ic temps déformer ses rangs. Le général ne put prendre aucune mesure. La mêlée devint alfrense ; on fit un horrible carnage de Milanais. Tout autour de Bologne la terre fut couverte de cadavres. La plupart des chef* cl Jean Bilcggio lui-même se trouvaient parmi les morts. Le reste de l'armée fut pris,
les travaux tin sir^e détruits cl Hisln^ru- délivrée, lin dit
que Barnabe- poussa des cris de rage quand la nouvelle rie ce désastre lui arriva ; il prit le deuil et se renferma au fond de son palais, ne voulant voir personne.
Innocent VI, miné par la maladie et le souci des affaires. Il s'empressa de communiquer au marquis de Mont ferrât celte bonne nouvelle. Sa lettre est du 5 juillet 130t '.
Il ne fut plus quesLion d'envoyer en Italie Guillaume de Grimoard. Sa légation n'aurait pas eu de but ; mais le Pape lui devait une récompense. L'abbaye dr- Failli-Victor élait vacante: Innocent VI y nomma Guillaume de Grimoard, au commencement de l'an 1362', et non en 1358, comme le prétendent quelques auteurs. Il est prouvé que le 31 décembre 1358 le prédécesseur de Guillaume vivait encore *. Dans les lettres que le Pape Innocent VI lui écrivit pendant sa légation d'Italie, il lui donne constamment le titre d'abbé de Saint-Germain, ce qu'il n'eut point fait s'il avait déjà