‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 22 sur 162 · Marienne, TTiunuruJ Antcdoloruiu, t · texte numérisé non relu

Marienne, TTiunuruJ Antcdoloruiu, t

rendit à Milan, où Barnabo revint au mois de juin suivant*. Admis devant le tyran, l'abbé de Saint-Germain parla avec tant de Force, établit si bien les droits de l'Église sur Bologne, que Barnabo, habitué au langage do la flatterie, s'emporta vivement contre te Pape et son légat. Dans l'excès de sa colère, il méconnut le caractère auguste dont l'abbé de Saint-Germain était revêtu : il déchira la lettre qu'Innocent VI lui écrivait et força Guillaume à la manger'. L'insulte faite à l'autorité du Pontife dans la personne de son envoyé, Guillaume la ressentit vivement. Toute sa vie il chercha à se venger, moins pour satisfaire son ressentiment que pour châtier Barnabo de son impiété et faire respecter l'Église.

Après un pareil outrage, le légat comprit qu'il n'obtiendrait rien que par la force de cet homme, ivre d'orgueil. Il écrivit au Pape pour lui dire la rage et les insultes de Barnabo, les efforts désespérés qu'il faisait pour avoir Bologne, la triste situation d'Albornos. 1* Pope fut ému par ce douloureux récit. Il écrivit a l'Empereur le 20 juin, le suppliant de voler au secours do Bologne. Pour le décider à verir. il lui adressa la lettre que venaient de lui écrire collectivement Guillaume de Grimoard et l'évéque de Ferme*. Quelques jours api.'s. Gui lin unie arrive et raconte au Pape, dans tous ses détails, les insultes que Barnabo lui a fait essuyer. Il lui pein! Ilologne dépourvue de tout et livrée aux horreurs de la famine, l'ennemi gagnant chaque jour du terrain, l'Église vaincue par les impies, l'œuvre d'Albornos détruite si on ne se hâte de le secourir.

Le récit du légat jeta une amèro tristesse dans le emur du Pontife. Il eût voulu envoyer des secours à Bologne, mais il n'avait ni argent ni soldats. Dans sa détresse, il

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S. Baluie, Cfcronica Biriaueitasit.

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